Cet axe rassemble 2 occurrences d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Ô femmes du Prophète ! Celle d’entre vous qui commet une turpitude manifeste verra son châtiment doublé deux fois. Et cela est facile pour Dieu.

Réponse au lecteur

La question

Où Shahrur mobilise-t-il le verset 30 des Coalisés, quelle distinction en tire-t-il et quelle fonction remplit-il dans son argumentation ?

Shahrur mobilise ce verset dans L’État et la société (p. 232), dans le cadre de son propos sur l’État civil, afin d’en déduire que l’élévation du rang implique un renforcement de la responsabilité et de l’obligation de rendre des comptes, particulièrement sur le plan moral, et que les responsables ne sont pas au-dessus de la loi ni de la critique.

Shahrur utilise le verset 30 des Coalisés dans le contexte de la description de l’État civil soumis à la Constitution et à la loi. Il distingue les membres de la société en général de la catégorie des responsables dans l’État civil ; il affirme que l’élévation du rang rend la responsabilité plus lourde et la critique ainsi que la reddition de comptes des responsables plus rigoureuses, y compris la mise en cause de l’individu pour sa conduite morale. La fonction du verset dans son argumentation est d’étayer le principe selon lequel nul n’est au-dessus de l’obligation de rendre des comptes, dans le cadre de sa conception de l’État civil où le pouvoir est soumis à la loi.

Le témoin et son emplacement

L’État et la société — p. 232.

Limites de la lecture

  • Le témoin ne propose pas une interprétation détaillée des termes du verset ni de son contexte coranique.
  • Le témoin transpose le verset dans une argumentation politique sur l’État civil ; il n’établit pas, à lui seul, que le verset porte sur les fonctions administratives ou sociales indépendamment de cet usage.
  • Le témoin n’établit pas de lien entre ce verset et d’autres occurrences sur la seule base d’une ressemblance lexicale.

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Lecture succincte

Le verset est lu pour affirmer que la responsabilité et l’obligation de rendre des comptes se renforcent à mesure que s’élève la position dans l’État civil.

Axes

  • Politique et social
  • Humain et moral

Concepts associés

  • Responsabilité selon la position : 2
  • Obligation de rendre des comptes : 2

Sa place dans le réseau conceptuel

Il s’accorde avec une conception qui lie la reddition de comptes à la fonction et au rang.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Appui : 2

Occurrences d’utilisation

  • L’État et la société, p. 232 : il utilise le verset pour affirmer que la responsabilité dans l’État civil se renforce à mesure que s’élève la position administrative ou sociale ; nul n’est donc au-dessus de l’obligation de rendre des comptes.
    • Concept : responsabilité selon la position
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoin textuel : « En confirmation de Sa parole — Très-Haut soit-Il — : {Ô femmes du Prophète ! Celle d’entre vous qui commet une turpitude manifeste verra son châtiment doublé deux fois…} (Les Coalisés, 30) »
  • L’État et la société, p. 232 : il invoque le verset pour montrer que celui dont le rang est élevé dans l’État civil voit sa responsabilité renforcée et fait davantage l’objet d’une mise en cause morale.
    • Concept : obligation de rendre des comptes
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoin textuel : « En confirmation de Sa parole — Très-Haut soit-Il — : {Ô femmes du Prophète ! …} (Les Coalisés, 30), car la catégorie des responsables dans l’État civil est davantage exposée à la critique que les autres »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.