L’atlas de Muhammad Shahrur lit son projet de l’intérieur de ses livres et de ses sources explicatives. Il rassemble les livres, les concepts, les affirmations et les lieux de recours aux versets dans une seule carte, afin que le lecteur saisisse le fil de l’idée : où Shahrur a-t-il dit cela ? Sur quel témoin s’est-il appuyé ? Et comment l’idée est-elle passée d’un livre à l’autre ?

L’atlas présente Shahrur tel qu’il apparaît dans ses textes : une idée conduit à un concept, un concept se rattache à un verset, un verset est mobilisé dans un argument, et l’argument se répète ou se transforme d’un livre à l’autre. Grâce à cet agencement, le lecteur peut suivre la matière, examiner le témoin et comparer les occurrences.

Les questions de l’examen critique demeurent une couche d’appui, après la formation d’une première image du projet : où l’argument se renforce-t-il ? Où le terme devient-il tendu ? Et que se passe-t-il lorsque Shahrur déplace l’idée d’un endroit à un autre ?

Comment utiliser l’atlas ?

Si c’est votre première visite, ne commencez pas par l’index complet. Choisissez une seule question et prêtez attention au type de matière :

Différence importante

L’atlas distingue entre les parcours qui partent de termes, de livres et de témoins internes au projet de Shahrur, et les lectures de synthèse élaborées par l’atlas autour de questions contemporaines. Les parcours originaux se trouvent dans les parcours de lecture, tandis que les lectures qui ajoutent cadrage, inférence et comparaison sont placées dans les lectures de synthèse afin de ne pas confondre la couche de la source avec celle de la lecture.

Parcours proposés selon la question

Depuis la matière de Shahrur

Première synthèse

Le projet de Shahrur part d’une distinction décisive : le texte est fixe, alors que la compréhension ne l’est pas. Il revient donc à la Révélation sage pour lire ses mots un par un, et séparer ce que les gens ont pris l’habitude de réunir dans un seul sens : le Livre et le Coran, l’islam et la foi, la prophétie et la mission prophétique, l’interdiction et la législation, la Sunna prophétique et la Sunna messagère.

À partir de ces distinctions, il construit une lecture qui touche à de grandes questions : la religion et le pouvoir, l’État civil, la femme, les limites, le combat, la violence, le récit coranique et la critique du fiqh traditionnel. La force de son projet, tout comme les points de désaccord avec lui, apparaissent souvent à ce point précis : que se passe-t-il lorsque nous changeons le sens d’un terme ?

Clés de lecture

  • Refuser la synonymie dans les termes de la Révélation et rechercher une fonction propre à chaque mot
  • Distinguer entre le Livre, le Coran, la Mère du Livre, le muhkam et le mutashâbih.
  • Distinguer entre l’islam, la foi et l’œuvre juste.
  • Distinguer entre le rang de la mission prophétique et celui de la prophétie, et ce qu’il en résulte pour comprendre la Sunna.
  • Réserver l’interdiction à Dieu et lire les limites comme un domaine de mouvement de la législation.
  • Critiquer la confusion entre religion et pouvoir, et relier l’État au droit et à la citoyenneté.
  • Lire le récit coranique du point de vue de la leçon et des lois, en le distinguant du jugement juridique direct.

Que permet l’atlas ?

L’atlas comprend 13 livres, une source grand public, et plus de mille particules de preuve, c’est-à-dire de courtes affirmations extraites de la matière, ainsi que des lieux coraniques, des termes du lexique et des relations conceptuelles.

Ces chiffres aident le lecteur à commencer par une question précise, puis à voir le mouvement de cette question à l’intérieur des livres :

  • du livre au concept
  • du concept à l’affirmation.
  • de l’affirmation au lieu de preuve coranique.
  • du verset à ses usages dans plusieurs livres.
  • du terme au sens qu’il prend dans le projet de Shahrur.

Accès rapides

Pour la lecture

Pour l’examen et la méthode

Première lecture

Limites de la lecture

Les synthèses de l’atlas sont des formulations éditoriales fondées sur des passages des livres de Shahrur et de ses sources explicatives. Elles rapprochent le parcours de l’argument et orientent le lecteur vers les lieux de vérification et de comparaison. Et lorsqu’on a besoin du texte original ou de la citation littérale, le lecteur revient au livre ou au matériau visuel où le témoin apparaît explicitement.