Ce parcours lit la famille dans le projet de Shahrour du point de vue de la parenté et des termes familiaux, puis du point de vue du mariage et du divorce en tant que droits et responsabilités.
La dimension contractuelle apparaît lorsque Shahrour organise les relations à distance de la logique de la possession et de la coercition.
La famille apparaît ici comme un lieu où sa propre lecture se met à l’épreuve : comment distingue-t-il le père du géniteur, la mère de la génitrice, et le mariage de l’engendrement ?
À partir de cette distinction, il lit le mariage comme un pacte solennel, et le divorce comme un chemin réglementé par des droits et des garanties.
Question du parcours
Comment Shahrour reconstruit-il la famille et la parenté, en les faisant passer d’un lien de filiation et d’une autorité à un réseau de care, de contrat et de droits réciproques ?
Réponse brève
Shahrour estime que la famille ne se comprend pas par la biologie seule. La paternité et la maternité, chez lui, sont des actes de care et d’éducation, et le Coran distingue les termes familiaux sans les fondre dans un seul sens.
À partir de ce principe, il passe à la législation familiale : le mariage est un pacte solennel, et le divorce un droit encadré par des règles et des droits. Quant à l’adoption, elle lui apparaît comme une possibilité légitime dans des cas déterminés.
La famille devient ainsi chez lui une institution humaine, contractuelle, qui se transforme à l’intérieur des limites du texte, à distance d’une forme de domination figée au nom de la parenté ou de la coutume.
Dans l’étude des droits humains, ce parcours fonctionne comme une porte d’entrée vers le consentement, le contrat et les droits réciproques au sein de la famille. Il est donc lié à la page La femme et la famille dans les droits humains.
Résumé en trois points
- La parenté ne se réduit pas à la naissance, car la paternité et la maternité renvoient au care, à la formation et à la responsabilité.
- Le mariage et le divorce se lisent comme un pacte et des droits réciproques, non comme un privilège masculin ou une simple procédure verbale.
- Le contrat libère les relations sociales de la logique de possession et fait de la liberté et de l’engagement juridique le fondement de l’organisation.
Carte d’ascension
| Degré | Place dans le parcours | Exemples |
|---|---|---|
| Lexique | Il règle les termes de parenté et les rôles de care | père, mère, parents, adoption |
| Atomes | Il établit les différences partielles dans la filiation, le care, le mariage et le divorce | la paternité dépasse la filiation, le mariage est un pacte solennel |
| Structures | Il réunit les atomes en un argument familial et normatif | distinction familiale, mariage et propriété contractuels |
| Parcours | Il relie la famille à l’État, à la société et à la liberté | de la parenté au contrat et aux droits |
Triades de lecture
- Parenté et care : les deux parents, les géniteurs, l’adoption.
- Pacte et contrat : le mariage, le nikâh, la possession de la main droite.
- Séparation et garanties : le divorce, la séparation, Le décompte de la période d’attente est un acte rationnel prophétique.
Nœuds du parcours
- le père
- la mère
- les deux parents
- l’adoption
- la femme
- le mariage
- le nikâh
- le divorce
- la séparation
- le testament
- l’héritage
- la possession de la main droite
- La distinction familiale dans le Coran redéfinit la paternité, la maternité et l’adoption
- Le Coran distingue les termes familiaux
- La paternité dépasse la filiation génétique
- La maternité dépasse l’accouchement biologique
- L’adoption est légitime dans des cas déterminés
- Le nikâh est différent de l’insémination
- Le message reconstruit la société et la famille sur la base de l’égalité et du contrat
- Le mariage et la propriété dans la charia sont réinterprétés de manière contractuelle
- Le mariage est un pacte solennel
- Le divorce est un droit réciproque et la maison reste à l’épouse
- Le divorce est un droit réciproque
- Le décompte de la période d’attente est un acte rationnel prophétique
- Le conflit est une étape qui précède la séparation
- Les cercles des proches dans le testament
- Catégories de bénéficiaires du testament autres que les héritiers
- La société évolue historiquement à travers la famille et la propriété
- L’esclavage et la possession de la main droite sont deux phénomènes historiques déconstructibles
- La possession de la main droite comme relations contractuelles
Relations englobantes
- La famille passe de la biologie au care, au contrat et aux droits
- Le Coran distingue le père du géniteur, la mère de la génitrice, les deux parents des parents
- L’adoption est légitime dans des cas déterminés
- Le message muhammadien reconstruit la société, la famille et la femme sur la base de l’égalité, du contrat et d’une critique des coutumes masculines
- La possession de la main droite est une étape transitoire vers la liberté
- La femme et la famille dans les droits humains
Livres à lire à l’intérieur du parcours
- L’islam et la foi : il règle les termes familiaux, distingue le père du géniteur et la mère de la génitrice, et ouvre la question de l’adoption, du nikâh et de l’insémination.
- Vers de nouveaux fondements pour le fiqh الإسلامي : il lit le mariage, le divorce et la tutelle conjugale dans le cadre de l’égalité, du contrat et des droits réciproques.
- L’État et la société : il relie la famille à l’histoire du social et relit la possession de la main droite et l’esclavage dans le cadre de la liberté et des contrats.
- Assécher les sources du terrorisme : il aide à distinguer les deux parents et les parents comme partie de l’élargissement du sens de la famille et du care.
Versets proches
Avant ce parcours
- Méthode de lecture contemporaine
- La législation et les limites
- La femme, l’habit et la tutelle conjugale
Après ce parcours
Ce parcours se relie à l’État et la religion du point de vue du contrat et du droit civil, à l’unicité et la pluralité du point de vue du passage de la société de la parenté étroite à l’État, et à les fondements du fiqh et la critique du fiqh hérité du point de vue de l’objection au fiqh traditionnel concernant le nikâh, le divorce et l’adoption.
Lieu de controverse
Le point de controverse est que Shahrour transfère les questions de la famille de l’autorité de la coutume et du fiqh établi vers un réseau de distinctions linguistiques et de droits civils. Pour ses partisans, cela rend à la famille le sens du care, de la dignité et du contrat.
L’opposant estime au contraire qu’il étend la portée des termes familiaux et de parenté de manière à modifier des règles établies concernant la filiation, les empêchements au mariage, l’adoption, le divorce et la possession de la main droite.