Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Nous les avions assurément établis dans des conditions où Nous ne vous avons pas établis, et Nous leur avions donné une ouïe, des yeux et des fuʾād…
Réponse au lecteur
La question
Où Shahrur mobilise-t-il Al-Ahqaf 26, quelle distinction y lit-il et quelle fonction lui attribue-t-il dans son argumentation ?
Shahrur mobilise le verset dans « L’État et la société », p. 29, dans le cadre de son propos sur la formation de la connaissance humaine. Il en fait un témoignage du fait que la perception individualisée du fuʾād constitue le fondement de la connaissance dans l’évolution historique de l’être humain. L’extrait ne suffit pas à établir que l’ouïe et la vue sont des « instruments fixes », ni que l’analyse et la synthèse interviennent ensuite comme conséquence directe du verset.
Shahrur lit Al-Ahqaf 26 comme une confirmation que la perception individualisée du fuʾād est le fondement de la connaissance à travers les étapes de l’évolution historique de l’être humain, tout en maintenant ce fondement. Il inscrit cette citation dans une conception où la pensée et la raison partent des impressions premières et de la mémoire, et passent par l’imagination ; mais il n’affirme pas dans l’extrait que les termes d’ouïe, de vue et de fuʾād sont synonymes ou ne le sont pas.
Le témoignage et son emplacement
L’État et la société — p. 29.
Limites de la lecture
- L’extrait s’arrête au début de la comparaison avec un autre verset ; il n’établit donc pas le développement ultérieur de Shahrur sur l’ouïe, la vue et le fuʾād.
- Le témoignage n’établit pas l’affirmation selon laquelle l’ouïe, la vue et le fuʾād sont des instruments fixes de perception.
- Le témoignage n’établit pas que l’analyse et la synthèse interviennent ultérieurement, et ne fournit pas de définition terminologique complète du fuʾād.
- La simple réunion de ces termes dans le verset ne permet pas d’en déduire une relation de synonymie ou de distinction linguistique, à moins que le témoignage ne l’affirme explicitement.
Poursuivre ici
Lecture succincte
Le verset est cité pour confirmer que l’ouïe, la vue et le fuʾād sont des instruments fixes de perception, et que l’analyse et la synthèse interviennent ultérieurement.
Axes
- De foi
- Humain et éthique
Concepts associés
- Fuʾād : 2
- Ouïe : 1
- Vue : 1
- Perception : 1
- Connaissance : 1
Sa place dans le réseau des concepts
Il est relié au réseau des concepts de la perception et de la gradation de la connaissance chez lui.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Appui : 1
Lieux d’utilisation
- L’État et la société, p. 29 : il le cite pour confirmer que l’ouïe, la vue et le fuʾād sont des instruments fixes de perception, et que l’analyse et la synthèse interviennent ensuite avec le développement de la connaissance.
- Concept : fuʾād
- Fonction du verset ici : appui
- Témoignage textuel : « {Nous les avions assurément établis dans des conditions où Nous ne vous avons pas établis, et Nous leur avions donné une ouïe, des yeux et des fuʾād…} (Al-Ahqaf 26). »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.