Cet axe rassemble 2 occurrences de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

« Nous avons certes donné auparavant à Abraham sa droiture de jugement, et Nous le connaissions. »

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Nous avons certes donné auparavant à Abraham sa droiture de jugement, et Nous le connaissions » dans son propos sur Abraham ?

Shahrur lit le verset comme une preuve qu’Abraham a reçu auparavant une « droiture de jugement » qui lui a permis, dans sa conception, d’emprunter une voie de recherche rationnelle de Dieu. Il définit cette voie comme inductive et déductive : elle part des sens, passe par le doute et aboutit à la foi. Pour lui, le verset n’est donc pas seulement une information sur la vertu d’Abraham, mais le point de départ d’une présentation d’une méthode de connaissance qu’il lui attribue.

Shahrur mobilise le verset comme preuve que Dieu a accordé à Abraham sa « droiture de jugement » avant la phase de recherche qu’il expose. Il interprète cette droiture comme une « méthode inductive judicieuse » et décrit la méthode d’Abraham comme déductive, passant « des sens à la pensée et du doute à la foi ».

Le témoignage et son emplacement

L’État et la société — p. 184.

Limites de la lecture

  • Le verset, pris isolément, affirme qu’Abraham a reçu sa droiture de jugement, sans décrire les étapes d’une méthode inductive ni un passage des sens à la pensée ; ces précisions sont ajoutées par Shahrur dans le cadre de sa lecture.
  • Le témoignage établit l’usage que fait Shahrur du verset pour construire sa conception de la recherche d’Abraham sur Dieu, mais il ne suffit pas à lui seul à établir tous les autres liens historiques ou théoriques que Shahrur avance dans le paragraphe, tels que l’interprétation des « paroles » comme les étoiles, le soleil et la lune.
  • Cette lecture n’est pas présentée comme l’unique sens du verset, mais comme un usage propre à Shahrur.

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Lecture succincte

Le verset est cité pour montrer qu’Abraham avait atteint auparavant une maturité de jugement et une méthode déductive dans sa recherche de Dieu et du monothéisme abrahamique.

Axes

  • Narratif et historique
  • Méthodologique

Concepts associés

  • Droiture de jugement d’Abraham : 3

Sa place dans le réseau des concepts

Il soutient l’image d’Abraham comme modèle de la raison judicieuse avant la révélation.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Soutien : 2

Lieux d’utilisation

  • L’État et la société, p. 184 : il en fait un témoignage qu’Abraham était doté de droiture de jugement et d’une méthode déductive judicieuse dans sa recherche de Dieu.
    • Concept : Droiture de jugement d’Abraham
    • Fonction du verset ici : Soutien
    • Témoignage textuel : « Elle survint alors qu’il oscillait entre le doute et la certitude, mentionnée dans tous ses détails dans la Révélation sage… comme dans Sa parole — Très-Haut soit-Il — : {Nous avons certes donné auparavant à Abraham sa droiture de jugement…} (Les Prophètes 51) »
  • Le Livre et le Coran, p. 409 : il en fait un témoignage de l’antériorité d’Abraham dans la compréhension du monothéisme abrahamique avant la révélation, et non de la simple réception ultérieure d’un message.
    • Concept : Droiture de jugement d’Abraham
    • Fonction du verset ici : Soutien
    • Témoignage textuel : « {… Nous avons certes donné auparavant à Abraham sa droiture de jugement, et Nous le connaissions} (Les Prophètes 51) »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.