Cet axe rassemble 1 occurrence de l’emploi de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

{Des clairvoyances vous sont certes venues de votre Seigneur. Quiconque voit clair, c’est pour lui-même ; et quiconque s’aveugle, c’est contre lui-même. Et je ne suis pas votre gardien.}

Réponse au lecteur

La question

Où Shahrur cite-t-il ce verset, quelle distinction établit-il à partir de lui et quelle fonction remplit-il dans son argumentation ?

Shahrur cite ce verset dans « L’État et la société », dans le cadre de son propos sur la choura, la liberté humaine et l’abolition de la médiation religieuse. Il s’en prévaut pour établir que le messager n’est pas le gardien des gens et n’a pas le pouvoir de leur imposer une position ; le verset remplit ainsi une fonction de négation de la tutelle et de la contrainte dans le cadre d’une défense de la liberté d’opinion.

Shahrur cite ce verset dans « L’État et la société » (p. 303), dans le contexte de la choura, de la liberté humaine et de l’abolition de la médiation religieuse. Il comprend ce verset comme affirmant que les messagers ne peuvent imposer une position aux gens et qu’ils ne sont ni leurs tuteurs ni leurs gardiens ; il relie cela à la préservation de la liberté humaine de déterminer son opinion et d’exprimer ses positions.

Le témoin et sa localisation

L’État et la société — p. 303.

Limites de la lecture

  • Le témoin n’énonce pas de manière exclusive que le rôle du messager se limiterait à « la transmission et l’explication » ; cette formulation ne peut donc être établie à partir de ce seul passage.
  • Le témoin ne propose pas de définition terminologique autonome de la différence entre le « gardien » et le « tuteur » ; il les réunit plutôt dans le contexte de la négation de l’imposition et de la tutelle.
  • Ce témoin n’établit pas un jugement général applicable à tous les usages que Shahrur fait de ce verset en dehors de ce passage.

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Lecture synthétique

Chez Shahrur, ce verset sert à nier toute tutelle du messager sur les gens et à limiter son rôle à la transmission et à l’explication.

Axes

  • Politique et social
  • Méthodologique

Concepts associés

  • Négation de la tutelle : 2
  • Transmission et explication : 1

Sa place dans le réseau conceptuel

Il est lié à un réseau de concepts qui distingue la transmission de toute autorité de contrainte ou de garde.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Critique de la tradition : 1

Lieux d’utilisation

  • L’État et la société, p. 303 : il l’emploie pour nier le rôle du messager comme gardien ou tuteur des gens, et pour limiter son rôle à la transmission et à l’explication.
    • Concept : négation de la tutelle
    • Fonction du verset ici : critique de la tradition
    • Témoin textuel : « Cela est ainsi énoncé explicitement dans Sa parole — exalté soit-Il — : {Des clairvoyances vous sont certes venues de votre Seigneur. … Et je ne suis pas votre gardien.} (Les Bestiaux 104). »

Livres associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.