Ce volet rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
{Et si Dieu l’avait voulu, ils n’auraient pas associé. Nous ne t’avons pas établi comme gardien sur eux, et tu n’es pas leur mandataire.}
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : {Nous ne t’avons pas établi comme gardien sur eux, et tu n’es pas leur mandataire} dans son propos sur la liberté de croyance ?
Shahrur mobilise ce verset pour affirmer que le Messager n’est pas chargé d’exercer une tutelle sur les gens ni de les contraindre à adopter une position doctrinale ; sa fonction, dans ce contexte, ne fait pas de lui leur mandataire dans leurs choix. Il l’inscrit parmi des versets qu’il lit comme une négation de l’autorité d’imposer la religion aux individus, et comme une confirmation de la liberté de l’être humain de déterminer son opinion et sa position.
Shahrur cite Les Bestiaux 107 au sein d’un ensemble de versets afin de montrer que Dieu n’a établi le Messager ni comme gardien des gens ni comme leur mandataire. Shahrur comprend ici la négation de la garde et du mandat comme une négation du droit du Messager, et a fortiori de tout autre, d’imposer aux gens une position déterminée ou d’exercer une tutelle religieuse sur leurs choix.
Le témoin et sa localisation
L’État et la société — p. 303.
Limites de la lecture
- Le témoin établit que Shahrur invoque le verset pour rejeter l’imposition des positions et la tutelle religieuse, mais il ne fournit pas, dans l’extrait, d’analyse linguistique détaillée des termes « gardien » et « mandataire ».
- Cet extrait seul n’établit pas les détails institutionnels précis relatifs à la forme de l’État ou aux mécanismes de la législation ; ceux-ci nécessitent d’autres passages du livre.
- Le lien entre le verset et des concepts tels que la « démocratie » et la « liberté » relève d’un usage contemporain propre à Shahrur, mentionné dans le témoin ; il ne constitue pas une conclusion attribuée au seul libellé coranique sans explication.
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Lecture brève
Shahrur l’utilise pour montrer que le Messager n’est pas le mandataire des croyances des gens et qu’il n’est pas responsable de les contraindre à croire.
Axes
- Politique et social
- Foi
Concepts associés
- Négation du mandat : 2
- Liberté de croyance : 1
Sa place dans le réseau des concepts
Il s’inscrit dans un réseau qui distingue la mission prophétique du contrôle de la conviction de l’être humain.
Rôle du verset dans l’argument
- Critique de la tradition : 1
Lieux d’utilisation
- L’État et la société, p. 303 : il s’en sert pour établir que le Messager n’est pas le mandataire des croyances des gens et qu’il n’est pas responsable de les contraindre à croire.
- Concept : négation du mandat
- Fonction du verset ici : critique de la tradition
- Témoin textuel : « - {Et si Dieu l’avait voulu, ils n’auraient pas associé. Nous ne t’avons pas établi comme gardien sur eux, et tu n’es pas leur mandataire.} (Les Bestiaux 107), »
Livres associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.