Ce volet rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
« À chaque être humain, Nous avons attaché son sort à son cou, et Nous ferons sortir pour lui, au Jour de la Résurrection, un livre qu’il trouvera déployé. »
Réponse au lecteur
Question
Comment Shahrur mobilise-t-il le verset 13 du Voyage nocturne dans son propos sur la responsabilité de l’individu et les limites de l’intervention de l’État ?
Shahrur lit ce verset comme une preuve du caractère individuel du jugement dans l’au-delà : chaque être humain possède son « sort » et son livre déployé qui lui sont propres. De cette individualité, il déduit que l’être humain est responsable de ses actes devant Dieu, et il inscrit cela dans sa conception de l’État civil, qui ne contraint pas les gens à la religiosité et n’intervient dans leurs choix que dans le cadre de la référence éthique et des usages. Le témoignage disponible établit clairement qu’il relie le verset au caractère individuel de la récompense, du châtiment et de la responsabilité ; il ne contient toutefois pas, dans le même extrait, de formulation explicite concernant le « châtiment collectif ».
Le verset présente le jugement eschatologique sous une forme individuelle : chaque être humain est lié à son sort et reçoit, au Jour de la Résurrection, un livre qu’il trouvera déployé. Shahrur mobilise ce verset pour établir que la récompense et le châtiment dans l’autre monde sont individuels et non collectifs. Il déduit du caractère individuel du jugement que chaque personne est seule responsable devant Dieu de ses actes en ce monde. Il inscrit cette démonstration dans sa défense d’un État civil qui n’emploie pas la contrainte pour obliger les gens à être religieux, et considère la religiosité comme une relation individuelle avec Dieu.
Témoignage et emplacement
L’État et la société — p. 208.
Limites de la lecture
- Le témoignage est extrait d’un contexte plus long et s’achève avant la fin de la phrase qui suit l’expression « il s’ensuit donc que sa récompense advienne ».
- L’extrait établit qu’il est question du caractère individuel de la récompense et du châtiment eschatologiques, mais ne démontre pas en détail une position directe sur toutes les formes de châtiment collectif dans le droit ou la politique.
- Le passage du jugement eschatologique à une théorie de l’État constitue une démarche argumentative que Shahrur présente dans ce même contexte ; le texte du verset, à lui seul, n’énonce pas explicitement un système politique ou juridique détaillé.
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Lecture succincte
Le verset est utilisé pour fonder le caractère individuel du jugement ; à partir de là, Shahrur rejette le châtiment collectif et affirme la liberté et la responsabilité de l’individu.
Axes
- Politique et social
Concepts associés
- Responsabilité individuelle : 2
Sa place dans le réseau conceptuel
Il est directement lié à l’idée de l’individu dans la société et aux limites de l’autorité sur les personnes.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Fondation : 1
Lieux d’utilisation
- L’État et la société, p. 208 : il mobilise le verset pour établir que le jugement est individuel dans l’au-delà, et fonde ainsi son rejet du châtiment collectif ainsi que son affirmation de la liberté et de la responsabilité de l’individu.
- Concept : responsabilité individuelle
- Fonction du verset ici : fondation
- Témoignage textuel : « En examinant ses textes, nous pouvons discerner que le châtiment et la récompense dans l’autre monde sont mentionnés sous une forme individuelle et non collective, selon la parole du Très-Haut : {À CHAQUE ÊTRE HUMAIN, NOUS AVONS ATTACHÉ SON SORT …} (Le Voyage nocturne 13). »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.