Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Dis : « S’il y avait avec Lui des divinités, comme ils le prétendent… »
Réponse au lecteur
La question
Où Shahrur cite-t-il ce verset, comment lui permet-il de distinguer la liberté de la démocratie, et quelle fonction remplit-il dans son argumentation ?
Shahrur cite ce verset dans le Livre et le Coran, p. 369, lorsqu’il passe de la définition de la liberté à celle de la démocratie. Dans sa lecture, il en fait un exemple hypothétique montrant que la pluralité des détenteurs de l’autorité implique de se tourner vers celui qui détient l’autorité et de le prendre pour référence ; il soutient ainsi sa définition de la démocratie comme exercice collectif de la liberté au sein d’une instance de référence, et non comme définition de la seule liberté.
Shahrur cite Le Voyage nocturne 42 avec Les Prophètes 22 dans le contexte de sa définition de la démocratie, après avoir traité de la liberté. Il définit la démocratie comme l’exercice de la liberté par un groupe au sein de relations et de référentiels de types divers. Shahrur interprète l’expression consistant à se diriger vers le détenteur du Trône, dans le verset, comme le fait de se diriger vers le détenteur de l’autorité et d’en faire une référence ; il mobilise cette interprétation pour construire son exemple de l’instance de référence nécessaire à l’exercice démocratique de la liberté entre plusieurs parties.
Extrait et emplacement
le Livre et le Coran — p. 369.
Limites de la lecture
- L’extrait n’affirme pas que l’instance de référence doive être « reconnue » ; il mentionne une référence cognitive, éthique, esthétique et coutumière.
- L’extrait ne présente pas Le Voyage nocturne 42, à lui seul, comme une preuve indépendante de l’impossibilité d’une pluralité de dieux ; il le cite plutôt avec Les Prophètes 22 dans un exemple théorique sur la démocratie et l’instance de référence.
- L’extrait n’établit pas que le verset constitue une définition générale de la liberté, puisque Shahrur distingue la liberté de la démocratie et fait de l’instance de référence un élément de la définition de la démocratie.
- On n’attribue pas ici à Shahrur l’affirmation d’une synonymie entre l’autorité et l’instance de référence ; le texte les relie dans son interprétation appliquée du verset sans poser une équivalence terminologique.
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Lecture succincte
Le verset est utilisé pour affirmer que la liberté ne peut être exercée qu’au sein d’une instance de référence dotée d’une autorité reconnue, et qu’une pluralité de dieux est impossible.
Axes
- Religieux
- Politique et social
Concepts associés
- Instance de référence : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Il relie l’unicité divine à l’idée d’instance de référence dans l’organisation de l’action humaine.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Appui : 1
Occurrences d’utilisation
- le Livre et le Coran, p. 369 : il l’emploie pour montrer que l’instance de référence dans l’exercice de la liberté ne peut exister qu’au sein d’une autorité reconnue, et qu’une pluralité de dieux est impossible.
- Concept : instance de référence
- Fonction du verset ici : appui
- Extrait textuel : « Il a dit : {Dis : “S’il y avait avec Lui des divinités, comme ils le prétendent…”} (Le Voyage nocturne 42) »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.