Cet axe rassemble 2 occurrences de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui les entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Et ils n’embrassent rien de Sa science, sauf ce qu’Il veut

Réponse au lecteur

La question

Où Shahrur mobilise-t-il le verset, quelle distinction en tire-t-il et quelle fonction remplit-il dans son argumentation ?

Shahrur mobilise le verset dans « le Livre et le Coran » (p. 230) afin de relier la saisie humaine des informations aux moyens que Dieu a voulus : l’ouïe, la vue et le cœur. Il fait de l’association du cœur avec l’ouïe et la vue le fondement de la distinction entre le début de la pensée humaine et ce qu’il attribue aux bêtes, à savoir un cœur réflexe. La fonction du verset, à cet endroit, est d’étayer sa conception des moyens de la connaissance humaine, et non d’établir une opposition détaillée entre la science humaine et la science divine.

Shahrur interprète l’expression « sauf ce qu’Il veut » comme signifiant que les informations que l’être humain embrasse lui parviennent par des moyens voulus par Dieu ; il en nomme l’ouïe, la vue et le cœur. Shahrur relie le cœur à l’ouïe et à la vue afin de distinguer le début de la pensée humaine des bêtes ; il décrit ces dernières comme ayant une ouïe, une vue et un cœur réflexe, mais non un cœur humain. Dans son argumentation, le verset sert ici à soutenir son affirmation selon laquelle la saisie humaine des informations est conditionnée par les moyens de connaissance mentionnés.

Le témoin et son emplacement

le Livre et le Coran — p. 230.

Limites de la lecture

  • Le témoin n’affirme pas explicitement que le verset établit une opposition entre la connaissance humaine et l’omniscience totale de Dieu ; cette extension n’est donc pas établie dans la réponse de la page.
  • Le témoin n’explique pas le verset de manière autonome et exhaustive, mais en mobilise une partie dans son propos sur l’ouïe, la vue et le cœur.
  • Le témoin n’établit aucun lien entre ce verset et d’autres versets du seul fait de la ressemblance des formulations.

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Lecture brève

Chez Shahrur, le verset sert à montrer les limites de la connaissance humaine à travers les sens, par contraste avec l’omniscience totale de Dieu.

Axes

  • Foi
  • Linguistique et sémantique

Concepts liés

  • Connaissance sensorielle : 2
  • Omniscience : 2

Sa place dans le réseau conceptuel

Il est lié au réseau de concepts qui distingue la perception limitée des humains de la science englobante de Dieu.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Fondation : 1
  • Soutien : 1

Lieux d’utilisation

  • le Livre et le Coran, p. 230 : il s’en sert comme preuve que l’être humain ne perçoit la connaissance que par les moyens voulus par Dieu, à savoir l’ouïe, la vue et le cœur.
    • Concept : connaissance sensorielle
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Témoin textuel : « Nous comprenons ici la parole du Très-Haut : {.. Et ils n’embrassent rien de Sa science, sauf ce qu’Il veut} (al-Baqara 255) »
  • le Livre et le Coran, p. 325 : il le cite pour montrer que la science des créatures est limitée en comparaison de l’omniscience totale de Dieu.
    • Concept : omniscience
    • Fonction du verset ici : soutien
    • Témoin textuel : « {.. Et ils n’embrassent rien de Sa science, sauf ce qu’Il veut…} (al-Baqara 255). »

Ouvrages liés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.