Cet axe rassemble 2 occurrences de l’usage de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

La nouvelle de ceux qui les ont précédés ne leur est-elle pas parvenue : le peuple de Noé, les ‘Âd, les Thamûd, le peuple d’Abraham, les compagnons de Madyan et les cités renversées ? Leurs messagers leur étaient venus avec les preuves évidentes. Ce n’est pas Dieu qui leur faisait injustice, mais eux-mêmes qui se faisaient injustice.

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il le verset 70 du Repentir dans sa distinction entre « naba’ » et « khabar » ?

Shahrur mobilise le verset comme exemple de « la nouvelle de ceux qui les ont précédés » : c’est-à-dire le récit des nations antérieures et de l’envoi des messagers vers elles avec des preuves évidentes. Il l’inscrit dans un ensemble de versets à travers lesquels il examine la différence sémantique entre « naba’ » et « khabar », non pour établir que toute information sur les nations antérieures relève de l’invisible, ni que le verset fonde à lui seul une division autonome de la prophétie.

Shahrur cite Le Repentir 70 parmi les versets des « nouvelles » lorsqu’il traite des informations, en s’appuyant sur l’expression « la nouvelle de ceux qui les ont précédés » et sur ce qu’elle comporte comme mention des nations antérieures et de la venue des messagers avec les preuves évidentes. Au même endroit, Shahrur affirme que le « khabar », selon lui, peut être vrai ou faux, erroné ou juste, tandis que le « naba’ » peut relever de la réalité ou de l’illusion ; il fait ainsi du verset un élément de son exposé sur la différence entre les deux termes.

Le témoignage et son emplacement

Le Livre et le Coran — p. 82.

Limites de la lecture

  • L’unique témoignage établit que Shahrur intègre le verset à sa discussion de la différence entre le khabar et le naba’, mais ne justifie pas une formulation plus large qui en ferait le fondement d’une distinction autonome entre la « prophétie » et l’« information ordinaire ».
  • La qualification des nouvelles du Repentir 70 comme « relevant de l’invisible » ne figure pas dans le texte du verset ; c’est en Houd 49, au sein du même témoignage, qu’apparaît l’expression « nouvelles de l’invisible ».
  • Il ne faut pas inférer un lien sémantique nécessaire entre le « naba’ » et les « preuves évidentes » du seul fait de leur coexistence dans ce verset ; les preuves évidentes se rapportent ici à la venue des messagers.

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Lecture succincte

Le verset est utilisé pour confirmer que les récits des nations antérieures relèvent de la nouvelle de l’invisible associée aux preuves évidentes.

Axes

  • Narratif et historique
  • Linguistique et sémantique

Concepts associés

  • Les preuves évidentes : 2
  • Le récit de l’invisible : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il relie le récit historique et la signification de l’invisible dans le Coran.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Appui : 2

Lieux d’utilisation

  • Le Livre et le Coran, p. 82 : il l’utilise avec les récits des nations antérieures pour montrer que les nouvelles sont associées aux preuves évidentes et relèvent du registre de la prophétie, non de l’information ordinaire.
    • Concept : les preuves évidentes
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « {… Leurs messagers leur étaient venus avec les preuves évidentes …} (Le Repentir 70) »
  • Le Livre et le Coran, p. 82 : il en fait un exemple montrant que ce que le Coran raconte des nations antérieures est une nouvelle de l’invisible et non une information directe.
    • Concept : le récit de l’invisible
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « … {La nouvelle de ceux qui les ont précédés ne leur est-elle pas parvenue …} (Le Repentir 70). »

Livres associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.