Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Ainsi, aucun messager n’est venu à ceux qui les ont précédés
Réponse au lecteur
La question
Comment Shahrur mobilise-t-il le verset 52 des Vents qui dispersent pour distinguer « atā » et « jā’a » ?
Shahrur mobilise ce verset comme exemple du fait que « atā » se situe, dans cet usage, dans la sphère de la personne concernée par le sujet ; il interprète en effet le messager mentionné comme étant issu du peuple lui-même. Il l’oppose à « jā’a » dans des exemples où ce qui est apporté est décrit comme venant de l’extérieur de la sphère de la personne concernée.
Shahrur présente « atā » comme se produisant dans la sphère de la personne concernée par le sujet et fait des Vents qui dispersent 52 un exemple de cet emploi, car le messager est, dans son interprétation de l’exemple, l’un des membres du peuple. Shahrur oppose cela à l’emploi de « jā’a » pour ce qu’il décrit comme venant de l’extérieur de la sphère de la personne concernée par le sujet, en citant la venue de Moïse avec les preuves évidentes et la venue du messager avec la vérité venant du Seigneur.
Le témoignage et son emplacement
Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique — p. 136.
Limites de la lecture
- Le témoignage établit cette distinction telle que Shahrur la présente dans ses exemples, mais n’établit pas une règle générale pour toutes les occurrences de « atā » et de « jā’a » dans le Coran.
- Le témoignage n’affirme pas que les deux termes sont synonymes, ni qu’ils ne le sont pas ; aucune thèse de ce type ne lui est donc attribuée ici.
- Le lien du verset avec l’argument consiste à illustrer « atā » au sein de la sphère de la personne concernée, et non à proposer une interprétation indépendante et détaillée du verset ou de l’ensemble de son contexte.
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Lecture succincte
Il l’utilise pour distinguer le sens de « atā », en tant qu’il entre dans la sphère de l’interlocuteur ou de la personne concernée par le sujet, de « jā’a ».
Axes
- Linguistique et sémantique
- Méthodologique
Concepts associés
- La venue : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Ce verset est lié à la clarification de la différence entre les termes dans l’usage coranique.
Rôle du verset dans l’argument
- Distinction : 1
Occurrences d’utilisation
- Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique, p. 136 : il l’utilise pour expliquer que « atā » se situe dans la sphère de l’interlocuteur/de la personne concernée par le sujet, contrairement à « jā’a ».
- Concept : la venue
- Fonction du verset ici : distinction
- Témoignage textuel : « { Ainsi, aucun messager n’est venu à ceux qui les ont précédés, sans qu’ils disent… } (Les Vents qui dispersent 52), »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.