Cette entrée rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en la reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

DANS QUELQUES ANNÉES. À DIEU APPARTIENT LE COMMANDEMENT, AVANT COMME APRÈS. ET CE JOUR-LÀ, LES CROYANTS SE RÉJOUIRONT

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « DANS QUELQUES ANNÉES. À DIEU APPARTIENT LE COMMANDEMENT, AVANT COMME APRÈS » dans son propos sur l’invisible et les récits coraniques ?

Shahrur mobilise le verset pour diviser l’invisible, au regard de « l’instant présent », en un invisible passé et un invisible futur : le passé est ce qui s’est produit avant le présent, et les récits y entrent ; le futur est ce qui vient après lui, dont il fait un aspect de la science divine embrassant l’ensemble des possibilités. Il relie les deux parties à l’expression du verset : « À Dieu appartient le commandement, avant comme après ».

Shahrur lit « avant comme après » selon une lecture temporelle qui fait de l’invisible deux parties, rapportées à l’instant présent : l’invisible du passé et l’invisible du futur. Il considère que les récits coraniques relèvent de l’invisible du passé, parce qu’ils concernent ce qui s’est écoulé avant « l’instant présent ». Shahrur décrit l’invisible du futur comme un aspect de la science divine « embrassant l’ensemble des possibilités » et affirme que le commandement y appartient à Dieu, tout comme le commandement du passé appartient à Dieu. De cette conception, Shahrur tire une conclusion concernant les récits : ils constituent, selon lui, une vérité, une exhortation et un rappel, mais ne produisent pas par eux-mêmes de prescriptions juridiques déterminées et contraignantes dans le domaine des commandements et des interdictions.

Le témoignage et son emplacement

Les récits coraniques, vol. 1 — p. 17.

Limites de la lecture

  • Il s’agit d’une présentation de la lecture de Shahrur telle qu’il l’exprime dans le témoignage, et non d’une affirmation selon laquelle le verset ne pourrait admettre que ce sens.
  • Le témoignage relie le verset à la division de l’invisible et à la fonction des récits, mais l’extrait ne fournit pas le détail de Shahrur auquel il renvoie en disant qu’il en a traité « en détail dans un passage ultérieur de ce livre ».
  • Le témoignage n’établit aucune affirmation indépendante concernant le sens de « quelques années » ni les détails du contexte de la victoire des Romains ; ces sujets ne sont donc pas ajoutés à la page.
  • La conclusion relative au fait que les récits ne produisent pas de prescriptions juridiques contraignantes est une déduction que Shahrur énonce dans le même contexte ; elle ne constitue pas une explication lexicale directe de chacun des termes du verset.

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Lecture succincte

Chez Shahrur, le verset sert à fonder une compréhension de l’invisible comme lié au temps, partagé entre passé et futur dans le cadre du commandement divin.

Axes

  • Méthodologique
  • Religieux

Concepts associés

  • L’invisible et le temps : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il est lié au concept de l’invisible et du temps, et ouvre le réseau de lecture sur une conception temporelle de la connaissance.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Fondement : 1

Occurrences d’utilisation

  • Les récits coraniques, vol. 1, p. 17 : il l’interprète pour diviser l’invisible entre passé et futur et les relier au commandement divin dans une conception temporelle de la connaissance.
    • Concept : l’invisible et le temps
    • Fonction du verset ici : fondement
    • Témoignage textuel : « Lorsque nous avons examiné la parole divine : {DANS QUELQUES ANNÉES. À DIEU APPARTIENT LE COMMANDEMENT, AVANT COMME APRÈS …} (Les Romains : 4), … nous avons compris que l’invisible mentionné … se divisait en deux parties : une partie révolue … et une partie à venir après l’instant présent »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.