Ce axe regroupe 2 occurrences d’utilisation de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Ô Mes serviteurs qui avez cru ! Ma terre est vaste ; adorez-Moi donc.
Réponse au lecteur
La question
Où se situe ce verset, quelle distinction le rend propre à Shahrur, et quelle est sa fonction dans son argument sur le mecquois et le médinois ?
Le verset est L’Araignée 56. Shahrur le cite comme exemple d’une adresse aux croyants, tout en considérant le verset comme mecquois ; sa fonction est donc de réfuter l’idée que la seule formulation de l’adresse suffise à classer les versets en mecquois et médinois.
Shahrur présente L’Araignée 56 comme un verset mecquois qui s’adresse à ceux qui ont cru. Il utilise cet exemple pour contester la classification du mecquois et du médinois fondée sur l’opposition entre l’adresse aux gens à La Mecque et l’adresse à ceux qui ont cru à Médine.
Le témoin et son emplacement
Les récits coraniques, vol. 1 — p. 83.
Limites de la lecture
- Le témoin atteste l’usage que fait Shahrur du verset dans sa critique du critère de l’adresse pour classer le mecquois et le médinois, mais il n’établit pas un critère alternatif complet de classification.
- Il ne découle pas de ce témoin que tout verset s’adressant à ceux qui ont cru est mecquois ; il atteste plutôt l’existence, selon la présentation de Shahrur, d’exemples mecquois employant cette adresse.
- La page ne traite ni de la circonstance de la révélation ni de la signification détaillée du verset en dehors de sa fonction dans cet argument.
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Lecture succincte
Il l’utilise pour critiquer l’idée selon laquelle l’adresse aux croyants constituerait un signe suffisant du caractère médinois, car la formulation seule ne suffit pas à établir la datation.
Axes
- Méthodologique
- Linguistique et sémantique
Concepts associés
- Le mecquois et le médinois : 2
- Critique de la division entre mecquois et médinois : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Il sert une méthode qui refuse le réductionnisme dans la classification de la révélation.
Rôle du verset dans l’argument
- Distinction : 2
Occurrences d’utilisation
- Les récits coraniques, vol. 1, p. 83 : il s’en sert pour montrer que l’adresse « ceux qui ont cru » ne désigne pas nécessairement les versets médinois, car le Coran contient des versets mecquois utilisant cette adresse.
- Concept : le mecquois et le médinois
- Fonction du verset ici : distinction
- Témoin textuel : « Comme Sa parole : {Ô Mes serviteurs qui avez cru ! Ma terre est vaste ; adorez-Moi donc} (L’Araignée : 56) »
- Lecture traditionnelle opposée : l’affirmation d’al-Wāḥidī : « Tout “Ô vous qui avez cru” est médinois. »
- Les récits coraniques, vol. 2, p. 83 : il mentionne le verset comme exemple du fait que l’adresse aux croyants ne correspond pas nécessairement à une révélation médinoise ; la formulation ne suffit donc pas, à elle seule, à établir la datation.
- Concept : critique de la division entre mecquois et médinois
- Fonction du verset ici : distinction
- Témoin textuel : « Dans la Révélation sage, certains versets s’adressent à ceux qui ont cru tout en étant mecquois, comme Sa parole : {Ô Mes serviteurs qui avez cru ! Ma terre est vaste ; adorez-Moi donc} (L’Araignée : 56) »
- Lecture traditionnelle opposée : le lien traditionnel entre l’adresse aux croyants et le caractère médinois.
Livres associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.