Cet axe rassemble 2 occurrences de l’usage de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

وَالْقُرْآنِ ذِي الذِّكْرِ

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : ﴿وَالْقُرْآنِ ذِي الذِّكْرِ﴾ pour interpréter la relation entre le « dhikr » et le Coran ?

Shahrur mobilise ce verset pour lire la construction « dhī al-dhikr » comme une qualification du Coran : le Coran est, selon lui, le qualifié, tandis que le « dhikr » en est un attribut, et non le nom d’une entité indépendante. Il définit ensuite cet attribut comme la forme linguistique arabe prononcée par laquelle le Coran est devenu transmis et mentionné parmi les gens.

Dans ce verset, Shahrur considère le « Coran » comme le qualifié et le « dhikr » comme son attribut, en s’appuyant sur le sens de « dhī », à savoir « détenteur de » ; il ne traite donc pas ici le dhikr comme une identité distincte du Coran. Shahrur relie l’attribut du « dhikr » à la forme linguistique prononcée par laquelle le Coran a été rendu arabe, et y voit la forme selon laquelle il est récité et mentionné parmi les gens.

Le témoin et son emplacement

Le Livre et le Coran — p. 49.

Limites de cette lecture

  • Il s’agit d’une présentation de la lecture de Shahrur telle qu’elle apparaît dans les deux témoins, et non d’une affirmation du sens du verset faisant consensus dans l’exégèse ou la linguistique.
  • Le témoin établit que Shahrur fait du « dhikr » un attribut du Coran et le relie à la voix et à la langue ; il ne suffit toutefois pas, à lui seul, à établir tous les détails de sa théorie concernant la Table préservée, l’Imam explicite, ou l’ordre de la mise en forme et de la descente.
  • La description du « dhikr » comme forme prononcée est une déduction propre à Shahrur, fondée sur la mise en relation du verset avec les versets de la mise en forme et de la descente, et non une indication indiscutée tirée du seul libellé du verset.

Poursuivre ici

Lecture concise

Il en fait le fondement de l’affirmation selon laquelle le dhikr est un attribut du Coran, et non une identité indépendante de celui-ci, et selon laquelle la forme descendue est le dhikr ainsi qualifié.

Axes

  • Méthodologique
  • Linguistique et sémantique

Concepts associés

  • Dhikr : 3

Sa place dans le réseau des concepts

Il sert sa construction conceptuelle de la relation entre le Coran et le dhikr dans le cadre d’une lecture de la forme linguistique du texte.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Fondation : 1
  • Soutien : 1

Lieux d’utilisation

  • Le Livre et le Coran, p. 49 : il affirme par ce verset que le dhikr est un attribut du Coran, non une identité indépendante de celui-ci, et que le Coran est le qualifié tandis que le dhikr est l’attribut linguistique.
    • Concept : dhikr
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Témoin textuel : «{ص وَالْقُرْآنِ ذِي الذِّكْرِ} (ص ١)»
  • Le Livre et le Coran, p. 133 : il en fait une preuve que la forme arabe prononcée qui nous est parvenue est le « dhikr », résultant de la mise en forme et de la descente.
    • Concept : dhikr
    • Fonction du verset ici : soutien
    • Témoin textuel : «سماها الله عز وجل في محكم تنزيله بالذكر في قوله تعالى {صُوَالْقُرْآنِ ذِي الذِّكْرِ} (ص ١).»

Livres associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthode générale de construction de l’atlas.