Cet axe rassemble 1 occurrence de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Seuls ceux qui ont mécru controversent au sujet des signes de Dieu
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Seuls ceux qui ont mécru controversent au sujet des signes de Dieu » pour distinguer la controverse du dialogue ?
Shahrur mobilise le verset afin de distinguer la « controverse » au sujet des signes de Dieu du « dialogue » sur leur sens : selon sa présentation, le dialogue peut avoir lieu entre musulmans quant à la compréhension du verset, tandis que la controverse est liée à l’adoption d’une position contre les signes de Dieu. Il l’associe au contexte du verset ainsi qu’à l’exemple de la controverse des mécréants avec le Prophète, lorsqu’ils qualifient le Coran de « légendes des Anciens ».
Shahrur présente la controverse et le dialogue comme n’étant pas synonymes : selon lui, le verset n’interdit pas le dialogue entre musulmans sur le sens d’un verset, mais vise un type de dispute qu’il rattache à une position hostile aux signes de Dieu. Shahrur place Ghafir 4 à côté d’al-An‘am 25, où la controverse des mécréants est associée à leur affirmation que le Coran est fait de « légendes des Anciens » ; tel est le contexte textuel qu’il utilise pour expliquer ici le sens de la controverse.
Le témoin et son emplacement
Le Livre et le Coran — p. 277.
Limites de la lecture
- Il ne convient pas de transformer ce verset, sur la seule base de ce témoin, en un jugement selon lequel tout désaccord d’interprétation ou toute discussion religieuse constituerait une controverse relevant de la mécréance ; Shahrur affirme lui-même la possibilité d’un dialogue entre musulmans sur le sens du verset.
- La phrase citée des propos de Shahrur s’interrompt avant l’achèvement de sa dernière proposition ; l’exposé se limite donc à ce qui apparaît explicitement dans le témoin : la distinction entre dialogue et controverse, et le rattachement de cette dernière à une position contre les signes de Dieu.
- La description de la controverse comme une « attitude de mécréance hostile » doit être nuancée : l’expression « ceux qui ont mécru » figure dans le texte du verset, mais le témoin joint ne fournit pas intégralement le détail du sens de l’hostilité ni de ses limites.
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Lecture brève
Il se lit ici comme l’énoncé selon lequel la controverse au sujet des signes de Dieu n’est pas un simple désaccord, mais une attitude hostile qui refuse la vérité.
Axes
- Linguistique et sémantique
- Foi
Concepts associés
- La controverse : 2
- Les signes de Dieu : 1
- L’attitude de mécréance : 1
Sa place dans le réseau des concepts
Il entre dans le réseau de la controverse en tant que comportement révélateur du refus.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Critique du patrimoine : 1
Lieux d’utilisation
- Le Livre et le Coran, p. 277 : il s’y appuie pour affirmer que la controverse au sujet des signes de Dieu n’est pas un simple désaccord interne, mais une attitude de mécréance hostile.
- Concept : la controverse
- Fonction du verset ici : critique du patrimoine
- Témoin textuel : «- {Seuls ceux qui ont mécru controversent au sujet des signes de Dieu…} (Ghafir 4). »
Ouvrages associés
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