Cet axe rassemble 1 occurrence de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Si Nous en avions fait un Coran en langue non arabe, ils auraient dit : « Que ses versets soient donc explicités ! Quoi ? Un texte non arabe et [un messager] arabe ? »

Réponse au lecteur

La question

Comment Shahrur mobilise-t-il cette parole divine : « Si Nous en avions fait un Coran en langue non arabe… quoi ? Un texte non arabe et arabe ? » dans sa conception du rapport entre l’arabe et le non-arabe au sein de la Révélation ?

Shahrur mobilise ce verset pour soutenir que l’« explicitation des versets » signifie, dans sa lecture, la séparation des versets de la Révélation les uns des autres selon la langue ; il fait ainsi de la mission prophétique et de la différenciation du Livre des éléments arabes, et du Coran un élément non arabe. Il comprend dès lors l’expression « quoi ? Un texte non arabe et arabe ? » comme l’indication d’une distinction entre une partie non arabe et une partie arabe, et non comme une simple objection à la révélation du Coran dans une langue autre que l’arabe.

Shahrur affirme que la différenciation du Livre en langue arabe le rend, dans sa conception, composé de deux parties, arabe et non arabe, dont les versets étaient imbriqués avant leur séparation. Il interprète « ses versets ont été explicités » comme la séparation de certains versets d’autres versets, et fait renvoyer le pronom dans « ses versets » à l’ensemble de la Révélation, qu’il nomme le « Rappel ».

Le témoignage et sa référence

Le Livre et le Coran — p. 105.

Limites de la lecture

  • Cette présentation décrit la lecture de Shahrur telle qu’elle figure dans le témoignage et ne tranche pas le sens du verset en dehors de cette lecture.
  • L’extrait s’interrompt pendant que Shahrur cite des versets ultérieurs de la sourate ; le reste de sa construction argumentative ne peut donc pas être établi à partir de ce seul témoignage.
  • La seule présence des termes « non arabe » et « arabe » dans le verset ne suffit pas à démontrer une division de la Révélation en deux parties ; le lien est ici établi parce que Shahrur affirme lui-même cet usage.

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Lecture brève

Il en fait le fondement de l’idée que certaines parties du Livre peuvent ne pas être arabes, tandis que d’autres versets demeurent arabes.

Axes

  • Linguistique et sémantique
  • Méthodologique

Concepts associés

  • La langue coranique : 2
  • L’arabe : 1
  • Les versets : 1

Sa place dans le réseau conceptuel

Il fonde la séparation des versets les uns des autres du point de vue de la langue.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Fondation : 1

Lieux d’utilisation

  • Le Livre et le Coran, p. 105 : il en fait le fondement de l’idée que certaines parties du Livre peuvent ne pas être arabes, tandis que d’autres versets restent arabes, et que le sens visé est la séparation des versets les uns des autres.
    • Concept : la langue coranique
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Témoignage textuel : « … {Si Nous en avions fait un Coran en langue non arabe, ils auraient dit : “Que ses versets soient donc explicités ! Quoi ? Un texte non arabe et arabe ?”} »
    • Lecture traditionnelle opposée : la compréhension selon laquelle le Coran est entièrement arabe, sans différenciation dans sa structure interne

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.