Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
… MA PAROLE NE CHANGE PAS AUPRÈS DE MOI, ET JE NE SUIS NULLEMENT INJUSTE ENVERS LES SERVITEURS
Réponse au lecteur
La question
Comment Shahrur mobilise-t-il Q 28-29 pour distinguer les « adorateurs » des « serviteurs », et quel lien cela a-t-il avec ce monde et le Jour du Jugement ?
Shahrur relie ces deux versets au Jour du Jugement et les prend comme appui pour qualifier alors les êtres humains de « Ses serviteurs », puisqu’ils ne détiennent plus aucun pouvoir de décision. Il ne leur dénie toutefois pas, dans ce monde, la qualification d’« adorateurs de Dieu » ; la formulation actuelle doit donc être corrigée afin de distinguer les deux qualifications.
Shahrur définit les « serviteurs » comme le pluriel de « serviteur possédé » et associe cette qualification à l’absence de liberté de choisir ses actes ainsi qu’à l’absence de pouvoir de décision. Il mobilise Q 28-29 pour établir que les êtres humains sont « Ses serviteurs » au Jour du Jugement, car ils ne détiennent alors aucun pouvoir de décision. Shahrur distingue le fait que les êtres humains sont des « adorateurs de Dieu » dans ce monde du fait qu’ils sont « Ses serviteurs » au Jour du Jugement, et affirme que ce qui est requis dans la vie d’ici-bas est « l’adoration » de Dieu, non « la servitude » envers Lui.
Le témoignage et son emplacement
Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage — p. 58.
Limites de la lecture
- Le témoignage présente cette distinction comme une lecture de Shahrur et n’établit pas une conclusion exégétique en dehors de cette lecture.
- Il ne convient pas de réduire l’argument à la négation de la qualification d’« adorateurs de Dieu » dans ce monde ; le témoignage établit explicitement cette qualification.
- Le seul témoignage n’expose pas toutes les conséquences théoriques ou législatives que Shahrur pourrait fonder sur cette distinction.
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Lecture brève
Elle sert à établir que l’être humain est serviteur de Dieu dans l’au-delà, au Jour du Jugement, et non dans ce monde.
Axes
- Foi
- Humain et éthique
Concepts associés
- Les serviteurs : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Elle soutient la distinction entre la servitude dans ce monde et la condition du Jugement eschatologique.
Rôle du verset dans l’argument
- Appui : 1
Occurrences d’utilisation
- Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage, p. 58 : elle sert à établir que l’être humain est serviteur de Dieu dans l’au-delà, au Jour du Jugement, et non dans ce monde.
- Concept : les serviteurs
- Fonction du verset ici : appui
- Témoignage textuel : « Mais nous sommes Ses serviteurs au Jour du Jugement … conformément à la parole du Très-Haut : { … ET JE NE SUIS NULLEMENT INJUSTE ENVERS LES SERVITEURS } (Q 28-29). »
Ouvrages associés
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