Cet axe rassemble 2 occurrences de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Lorsqu’Il décrète une chose, Il lui dit seulement : « Sois », et elle est.

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur lit-il la parole divine : « Lorsqu’Il décrète une chose, Il lui dit seulement : “Sois”, et elle est » dans le contexte du décret et de la liberté humaine ?

Shahrur mobilise ce verset pour distinguer deux types de ce qui est appelé « décret » : un décret formulé sous la forme d’un commandement ou d’une interdiction que l’être humain peut transgresser, et un décret effectif auquel est associée l’expression « Sois, et elle est ». Il ne fait donc pas du décret une preuve d’un déterminisme universel, mais limite son effectivité inéluctable à ce qui relève de cette condition coranique selon sa lecture.

Shahrur distingue le décret exprimé comme commandement ou interdiction, tel que le commandement d’adorer Dieu et de faire preuve de bonté envers les parents, du décret effectif que le verset décrit par la parole de Dieu à la chose : « Sois, et elle est ». Sur cette distinction, Shahrur fonde son rejet d’une compréhension du décret et de la prédestination comme déterminisme abolissant la liberté humaine et ses décisions.

Le témoin et son emplacement

L’État et la société — p. 23.

Limites de la lecture

  • Cette page documente l’usage que Shahrur fait du verset, sans établir qu’il s’agit de son unique interprétation ou de son interprétation normative.
  • Le témoin tiré de « L’État et la société » explique la distinction à travers l’exemple de 17:23, mais ne fournit pas ici de démonstration détaillée de toutes les conséquences de la théorie du décret et de la prédestination.
  • La description du domaine naturel comme « lois de l’existence » est un résumé approximatif ; le texte témoin parle précisément des événements et phénomènes naturels ainsi que d’une loi générale.
  • Le témoin seul ne permet pas d’affirmer que tous les commandements éthiques sont temporaires ou facultatifs au même sens ; ce qui est établi est la possibilité de transgresser certaines formulations de commandement et d’interdiction citées par Shahrur.

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Lecture succincte

Le verset sert à distinguer le décret divin effectif dans les lois de l’existence des commandements circonstanciels susceptibles de choix.

Axes

  • Méthodologique
  • Religieux

Concepts associés

  • Décret irrévocable : 2
  • Commandement circonstanciel : 2
  • Lois de l’existence : 1

Sa place dans le réseau des concepts

Il sert à séparer ce qui est immuable dans l’univers de ce qui est changeant dans le discours.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Distinction : 1
  • Appui : 1

Occurrences d’utilisation

  • L’État et la société, p. 23 : il en fait le critère du décret divin effectif, qui concerne les lois de l’existence, et non les commandements éthiques susceptibles de choix.
    • Concept : décret irrévocable
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Témoin textuel : « {Lorsqu’Il décrète une chose, Il lui dit seulement : “Sois”, et elle est} (Marie 35). »
    • Lecture traditionnelle opposée : généralisation de l’effectivité du décret à tous les actes humains
  • Le Livre et le Coran, p. 64 : il en fait un exemple de la partie changeante du Coran, en tant que commandement divin circonstanciel dans la nature et non loi fixe.
    • Concept : commandement circonstanciel
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoin textuel : « {Gloire à Lui ! Lorsqu’Il décrète une chose, Il lui dit seulement : “Sois”, et elle est} (Marie 35) »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.