Cet axe rassemble 1 occurrence de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui apparaissent autour de lui.

Texte du verset tel qu’il est cité

Accorde-moi donc, de Ta part, un héritier qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob, et fais-en, Seigneur, un être agréé.

Réponse au lecteur

La question

Comment Shahrur situe-t-il ce verset, quelle distinction en tire-t-il et quelle fonction lui attribue-t-il dans son argumentation ?

Shahrur s’appuie sur l’expression « de la famille de Jacob » dans le verset et considère que « de » exprime la partition ; il refuse ainsi d’y voir un héritage englobant la prophétie. Ce verset remplit alors, chez lui, la fonction de critiquer l’argument en faveur de l’hérédité de la prophétie, ainsi que l’affirmation connexe de l’infaillibilité des héritiers.

Shahrur estime que la préposition « de », dans « de la famille de Jacob », indique une partie, de sorte que l’héritage mentionné ne saurait tout englober, y compris la prophétie. Il affirme que la prophétie est une élection particulière accordée à une personne déterminée et non une chose qui se transmet par héritage. Shahrur mobilise le verset pour rejeter l’argument qui y voit la preuve de l’hérédité de la prophétie, dans le cadre de sa critique de l’extension de l’infaillibilité et de la lumière de la prophétie aux imams, aux saints et aux savants.

Le témoignage et sa référence

Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique — p. 93.

Limites de la lecture

  • Le témoignage établit la lecture que fait Shahrur de la particule « de » comme exprimant la partition, mais ne fournit pas une présentation comparative d’autres exégèses du verset.
  • Le témoignage n’établit pas une signification positive et détaillée de ce qui est précisément transmis par héritage ; il nie seulement que l’héritage englobe la prophétie dans le cadre de cet argument.
  • Il ne faut attribuer au texte lui-même aucun rapport entre les termes du verset, ni entre les concepts de prophétie et d’infaillibilité, au-delà de l’usage explicite qu’en fait Shahrur pour critiquer la prétention à l’hérédité et à l’infaillibilité.

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Lecture brève

Shahrur l’interprète de manière à nier l’hérédité de la prophétie, afin d’affaiblir les arguments traditionnels en faveur de l’hérédité de la prophétie ou de l’infaillibilité.

Axes

  • Méthodologique
  • Religieux

Concepts associés

  • L’héritage et la prophétie : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il est lié à la critique de la structure argumentative héritée concernant la prophétie et l’héritage.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Critique de la tradition : 1

Lieux d’utilisation

  • Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique, p. 93 : il l’interprète de sorte qu’il n’indique pas l’hérédité de la prophétie, mais un héritage partiel, afin de réfuter l’argument de ceux qui affirment l’hérédité de la prophétie ou de l’infaillibilité.
    • Concept : l’héritage et la prophétie
    • Fonction du verset ici : critique de la tradition
    • Témoignage textuel : « Quant à leur appui, pour étayer leur prétention, sur Sa parole — Très-Haut soit-Il — : { Accorde-moi donc, de Ta part, un héritier … qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob … } (Maryam 5, 6), la seule langue arabe suffit à réfuter cette prétention. »
    • Lecture traditionnelle opposée : l’affirmation de l’hérédité de la prophétie ou de l’extension de l’héritage à toute chose

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.