Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrur, et comment cette relation opère dans la construction du sens.
Sens de la relation
Cette relation signifie que la lecture salafiste ne se contente pas de renvoyer à la compréhension des salaf, mais l’élève au rang de référence ultime à laquelle on se rapporte pour comprendre et interpréter. Ainsi, la compréhension des salaf devient un critère fixe sur lequel se mesurent les lectures ultérieures, et elle n’est pas considérée comme un effort d’interprétation historique susceptible de révision. Le témoignage souligne que cette lecture fige la compréhension des salaf et la transforme en une référence absolue.
Les deux pôles de la relation
- Premier pôle : la lecture salafiste
- Relation : fait de
- Second pôle : la compréhension des salaf une référence absolue
Preuve
- Le récit coranique vol. 2 via La lecture salafiste fait du passé une référence absolue
- Témoignage : - La lecture salafiste est considérée comme une lecture historiciste qui fige la compréhension des salaf et en fait une référence absolue, tandis qu’il propose, lui, une lecture contemporaine qui rompt le lien entre le texte et le patrimoine qui lui a été accol é.
Son effet dans la carte cognitive
Cette relation acquiert de l’importance parce qu’elle révèle la place de la lecture salafiste au sein de la carte conceptuelle en tant que mode qui relie le sens présent à une autorité passée contraignante. Elle montre comment la conception salafiste du savoir religieux se construit sur la fixation du patrimoine et sa présentation comme principe gouvernant, ce qui explique la tension entre elle et les lectures contemporaines qui cherchent à défaire le lien entre le texte et le patrimoine qui lui a été accol é. Ainsi, cette relation aide à comprendre comment se forme l’autorité du sens à l’intérieur de ce champ intellectuel.