Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrur, et la manière dont cette relation intervient dans la construction du sens.
Sens de la relation
Cette relation indique que l’interdiction n’est pas l’interdit lui-même, car l’interdit renvoie à une prohibition définitive que les êtres humains ne peuvent dépasser, tandis que l’interdiction désigne une prohibition ou une orientation dont l’appréciation reste ouverte à l’ijtihad humain et à l’autorité législative. Ainsi, l’interdiction est plus large que l’interdit du point de vue de la signification pratique, et tout interdit ne doit pas être compris comme un jugement catégorique d’interdiction.
Les deux pôles de la relation
- Premier pôle : l’interdiction
- Relation : ne vaut pas
- Deuxième pôle : l’interdit
La preuve
- Religion et autorité à travers l’interdiction n’est pas l’interdit
- Indice : Shahrur distingue ce que Dieu a interdit par une interdiction définitive, dans laquelle les êtres humains n’ont pas le droit d’intervenir, de ce qu’Il a proscrit tout en laissant à l’ijtihad humain et à l’autorité législative le soin d’en déterminer l’empêchement ou l’autorisation.
Son effet dans la carte de connaissance
Cette relation prend de l’importance parce qu’elle fixe la ligne de partage entre le domaine divin stable et le domaine humain de l’ijtihad au sein de la carte conceptuelle. Elle empêche de confondre ce qui relève d’un interdit définitif avec ce qui relève d’une interdiction sujette à appréciation et à législation, et contribue ainsi à organiser la relation entre le texte religieux, l’autorité législative et la compréhension de l’espace de l’ijtihad dans la religion et l’autorité.