La relation

Ce qui est visé, chez Shahrur, n’est pas que l’héritage devienne un problème simplement parce qu’il est ancien. Le problème commence lorsqu’il se transforme d’une expérience historique susceptible d’être étudiée en une autorité cognitive qui contraint le lecteur à adopter une compréhension préalable, ou en une autorité politique qui justifie l’obéissance et la coercition au nom de la religion.

Ainsi, la critique de l’héritage passe du niveau des outils de compréhension à celui de l’autorité : les asbāb al-nuzūl, l’abrogation, le qiyâs et le consensus peuvent fermer le texte sur le plan cognitif, et la confusion entre religion et pouvoir peut transformer cette fermeture en autoritarisme politique.

Pourquoi est-elle importante ?

Cette relation réunit deux trajectoires qui semblaient distinctes : la critique du fiqh en tant que savoir historique, et la critique de l’autoritarisme en tant que monopole de la religion et du droit. Son intérêt est de montrer que le problème ne réside pas dans l’existence de l’héritage, mais dans son élévation au rang d’une autorité comparable au texte, ou dans le fait qu’il offre au pouvoir politique un écran de légitimité sacrée.

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Son effet dans l’atlas

Cette relation relie les fondements du fiqh et la critique du fiqh hérité à l’État et la religion et à la critique de l’autoritarisme et de l’univocité. Elle empêche de lire la critique de l’héritage comme une question seulement cognitive, ou la critique du pouvoir comme une question seulement politique.