Shahrur relie le discours coranique à la négation du verbiage et de la synonymie. C’est pourquoi la Révélation ne se lit pas chez lui comme on lit la poésie : la poésie est un art du langage qui peut atteindre le sens par des procédés esthétiques, tandis que la Révélation est un discours fondateur du savoir et de la guidance ; il ne convient donc pas de traiter ses répétitions ou ses termes comme de l’ornement ou du remplissage.

Parties de la relation

Sens de la relation

Si chaque terme de la Révélation fonctionne à l’intérieur d’un champ sémantique déterminé, alors il n’y a ni verbiage poétique ni synonymie superflue dans le texte. Et la négation du caractère poétique ici ne signifie pas une dévalorisation de la poésie en tant qu’art ; elle signifie que le critère de lecture de la Révélation n’est pas celui de la poésie, mais celui du discours, du savoir et de la guidance.

Effet sur la lecture

Cette relation empêche deux dérives erronées :

  • Transformer la Révélation en texte poétique, en lisant ses mots comme des ornements ou des répétitions.
  • Transformer la critique coranique des poètes en interdiction de la poésie ou de l’art en tant qu’art.

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