Cette entrée lexicale rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents ouvrages, et relie ses usages multiples.
Cette entrée relève du lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se reporter à les grands thèmes de Shahrur et à les concepts communs.
Le sens chez Shahrur
Shahrur emploie ce terme pour désigner les représentants du pouvoir législatif dans le système politique, et non les dirigeants exécutifs ni une autorité religieuse sacrée. Il en fait l’objet de l’obéissance du point de vue de l’engagement envers la loi et l’ordre institutionnel, et non du point de vue de leur personne ou de la possession d’un instrument de contrainte.
Les différences
- Il se distingue des dirigeants exécutifs qui détiennent l’exécution et la contrainte, et non la législation
- Il se distingue de toute autorité religieuse qui prétend à la sainteté ; leur obéissance ici est liée à la loi et à la représentation institutionnelle, et non à l’infaillibilité ni à une délégation religieuse.
Passages dans ses ouvrages
- La Sunna messagère et la Sunna prophétique : Muhammad Shahrur les interprète comme les détenteurs du pouvoir législatif et non comme les dirigeants exécutifs. Leur importance, dans la source, tient au fait qu’ils déterminent le lieu de l’obéissance : l’obéissance va à la loi, non au détenteur de l’instrument de contrainte
- Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage : Shahrur l’emploie pour désigner les représentants du pouvoir législatif, et non une autorité religieuse sacrée. Leur obéissance devient donc liée au système juridique et à la représentation institutionnelle, et non à la personne elle-même.
Ce qui l’entoure et le distingue
- Ahl al-amr : pouvoir législatif
- L’interdiction et la législation humaine sont deux domaines séparés