Ce qui est visé ici

Il s’agit ici du consensus sur lequel les juristes s’appuient dans les questions de combat ; Shahrur s’oppose à ce qu’il soit considéré comme une preuve contraignante, car il est davantage historique et confessionnel qu’universel.

Cette entrée relève du lexique shahrurien.

Ce qui est attribué à Shahrur

Shahrur affirme que le consensus sur lequel les juristes s’appuient dans les questions de combat n’est pas une preuve contraignante ; il le décrit comme davantage historique et confessionnel qu’universel. L’objection établie ici concerne donc la force probante de ce consensus, et non le simple fait de l’existence d’un accord juridique historique.

Explication de l’atlas

La qualification du consensus comme « historique et confessionnel » indique une restriction de son autorité dans le cas évoqué : la preuve ne le présente pas comme un jugement universel et contraignant. Ce témoignage seul n’établit pas que tout accord humain soit rejeté, ni que tout emploi de la notion de consensus reçoive le même jugement.

Pour une lecture suivie, voir également : le fiqh traditionnel, l’interdiction, et les fondements du fiqh et la critique du fiqh traditionnel.

Conclusion circonscrite

On peut conclure que la critique de Shahrur, dans ce témoignage, refuse de considérer un consensus juridique particulier, dans les questions de combat, comme une preuve contraignante, parce qu’il est « davantage historique et confessionnel qu’universel ». Cette conclusion est circonscrite à la formulation du témoignage et à son contexte mentionné ; elle ne constitue pas ici une règle établie pour tous les chapitres du fiqh.

Question ouverte et limites de lecture

La source disponible n’indique pas quel mécanisme alternatif Shahrur propose pour déterminer les jugements dans les questions de combat, ni sa position détaillée concernant la concertation ou le consensus social contemporain. Elle n’établit pas non plus une définition globale du consensus dans tous ses usages relevant des fondements du fiqh ; il convient donc d’éviter de généraliser cette critique au-delà de son champ documenté.