Cette entrée lexicographique rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents ouvrages, et établit des liens entre ses usages multiples.

Cette entrée relève du lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se reporter à les grands thèmes de Shahrour et les concepts partagés.

Le sens chez Shahrour

L’ihsân est la parfaite maîtrise du comportement pratique et moral de manière à s’élever avec le savoir et le temps ; il ne se comprend donc pas comme une vertu générale abstraite, mais comme un critère vivant à l’intérieur de la religion, qui oriente l’œuvre bonne et la rend susceptible d’évolution sans perdre sa valeur. Dans cet usage, il fait partie de la structure de l’engagement religieux, et non d’un simple état intérieur ni d’un acte rituel séparé de la vie.

Différences

  • Il se distingue de l’œuvre bonne en ce qu’il décrit un niveau de perfection et d’élévation dans l’acte, et non la simple occurrence d’un acte conforme au bien
  • Il se distingue également des piliers de l’islam et de l’engagement rituel ; son domaine est moral et pratique, étendu à la vie, et non réduit à des rites confinés à l’appartenance apparente.

Passages de ses ouvrages

  • L’islam et la foi : l’œuvre bonne ici n’est pas une simple vertu générale, mais un critère qui évolue avec l’évolution du temps et du savoir. Elle se comprend donc comme un élément moral vivant à l’intérieur de la structure religieuse, et non comme une valeur figée et formulée une fois pour toutes

Ce qui l’entoure et le différencie

  • l’œuvre bonne
  • les trois piliers de l’islam
  • l’ihsân englobe l’action et la vie
  • l’islam général et le pacte axiologique constituent la définition de la religion chez Shahrour
  • l’œuvre bonne fait partie de l’islam
  • le musulman inclut tout croyant en Dieu et au Jour dernier
  • le pacte islamique chez Shahrour repose sur des piliers axiologiques et non sur l’appartenance rituelle