Cette entrée appartient au lexique shahrurien. Chez Shahrur, l’héritage est une loi générale de répartition de la succession, mais il n’est pas l’unique principe de transmission des biens après la mort ; il est précédé par le domaine de la volonté testamentaire.
Le sens chez Shahrur
L’héritage réalise une justice générale au niveau de la société et des groupes, et fonctionne comme une loi de réserve en l’absence d’un testament particulier. Il ne traite donc pas chaque cas individuel en soi, mais fournit un système général organisé.
Sa fonction dans la législation
- Il s’applique lorsqu’il n’existe pas de testament particulier ou après son exécution.
- Il réalise une justice générale, et non une justice particulière pour chaque cas individuel.
- Il détermine les parts selon une loi générale.
- Il se rattache davantage aux limites et aux prescriptions qu’au choix individuel.
Liens fondateurs
- Le testament est un principe particulier et l’héritage une loi générale de réserve
- L’héritage est un système juridique collectif à contraintes catégorielles
- L’héritage est une loi de réserve en l’absence de testament
- La part dans l’héritage et la quotité dans le testament
- An-Nisâ’ 11
Limites de lecture
Faire de l’héritage une disposition de réserve ne signifie pas l’abolir ; cela signifie plutôt le situer dans son rapport au testament, à la dette et à la justice générale, et non l’isoler du reste des versets relatifs à la transmission des biens.