Cette entrée lexicographique rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents livres, et relie ses usages multiples.
Cette entrée relève du lexique shahrourien. Pour une lecture par axes, on peut se reporter à les grands thèmes de Shahrur et à les concepts partagés.
Le sens chez Shahrur
La foi est l’engagement, sur le plan de la croyance comme de l’action, envers le message muhammadien après la reconnaissance de Dieu et du Jour dernier ; chez Shahrur, elle est plus spécifique que l’islam et ne lui est pas équivalente. Elle se définit comme une appartenance cultuelle, rituelle et morale propre aux adeptes de Muhammad, et sa réalité se manifeste dans les bonnes œuvres et dans l’engagement envers son système.
Les différences
- Elle ne coïncide pas avec l’islam en tant que cadre de valeurs et d’humanité général qui dépasse l’appartenance particulière
- Elle ne se réduit pas à la simple croyance en Dieu et au Jour dernier, car cela n’en est que le commencement et non l’aboutissement ; son accomplissement réside dans l’engagement rituel et moral lié au message muhammadien.
Passages de ses livres
- L’islam et l’être humain : la foi y est différente de l’islam ; elle est davantage liée au suivi de Muhammad ﷺ et à ses rites qu’à un titre général de la religion. Cette distinction est utilisée pour fonder une lecture qui sépare l’islam comme cadre de valeurs large et la foi comme engagement cultuel / collectif déterminé
- L’islam et la foi : la foi chez Shahrur est plus spécifique que l’islam, parce qu’elle est liée au suivi du message muhammadien. Elle commence par la foi en Dieu et au Jour dernier, puis s’accomplit dans un système rituel et moral propre aux adeptes de Muhammad.
Ce qui l’accompagne et ce qui s’en distingue
- الإسلام
- L’islam comme cadre de valeurs humaines plus large que l’appartenance croyante spécifique
- L’islam humain est rétabli coraniquement en tant que système de valeurs, de liberté et de citoyenneté qui dépasse l’identité fermée
- L’islam est historiquement et conceptuellement antérieur à la spécificité du message muhammadien
- L’islam comme horizon humain général plus large que la foi muhammadienne particulière
- L’islam dépasse l’appartenance étroite
- L’État civil régule l’espace public par la loi et non par l’interdit religieux
- Les bonnes œuvres incarnent la foi
- Comprendre l’islam exige de partir du Coran selon une méthode de lecture sérielle qui établit la distinction des termes
- Les concepts de loyauté, de mécréance et d’association sont relus sur une base axiologique et non identitaire
- Les piliers de l’islam sont trois
- L’islam général et le pacte de valeurs constituent la définition de la religion chez Shahrur