Cette entrée lexicale rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents livres, et relie ses usages multiples.

Cette entrée appartient au lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se reporter à les grands thèmes de Shahrur et les concepts partagés.

Le sens chez Shahrur

La shahada est la présence qui remplit une fonction de constatation et d’énonciation, et non pas simplement la mort au combat. Dans cet usage, elle est un sens cognitif et inférentiel lié à la véracité du message, et elle se poursuit après la clôture de la prophétie en tant que voie pour l’attester par la science, la recherche et l’énonciation publique.

Les différences

  • Ici, la shahada ne désigne pas l’être tué à la guerre ni un titre combatif réservé à celui qui meurt pour la cause de la croyance
  • Elle se distingue du jihad et du combat d’une part ; ceux-ci sont des actes de confrontation, alors que la shahada a pour fonction d’embrasser et d’attester.
  • Elle se distingue du shahid si l’on entend par là le tué, car ce qui est visé par la shahada est l’acte cognitif ou la présence argumentative.
  • Elle n’est pas équivalente à la shahada de Dieu ; celle-ci est un attribut de présence enveloppante, tandis que la shahada visée ici est une fonction humaine dans l’énonciation de la vérité.
  • Elle ne se limite pas aux morts, mais inclut toute présence publique qui établit la véracité du message et l’étaye.

Passages de ses livres

  • L’islam et la foi : la shahada dans cette source ne signifie pas le sens populaire associé au fait de mourir pour la croyance, mais renvoie à la présence cognitive ou inférentielle selon le contexte. Après la clôture du Prophète, la shahada devient la fonction continue en lieu et place de la révélation, c’est-à-dire l’attestation de la véracité du message par la science et la recherche
  • Assécher les sources du terrorisme : l’auteur élargit la shahada sans la limiter aux morts des batailles, mais en la rattachant à la présence publique, à l’attestation et au sens cognitif. Il refuse ainsi d’en faire un titre combatif étroit et la restitue à un champ plus large de la signification coranique.

Ce qui l’entoure et la distingue

  • le Prophète
  • la reconstruction des concepts coraniques chez Shahrur les rend cognitifs et humains
  • le récit combatif n’est pas le fondement coranique
  • la shahada comme continuité après la clôture de la prophétie
  • la shahada scientifique soutient le message
  • distinction entre le témoin et le shahid
  • distinction entre le shahid et le témoin
  • la shahada de Dieu est une présence enveloppante
  • les concepts de kufr, de shirk et de shahada chez Shahrur sont cognitifs et non combattifs
  • le jihad, le combat et la shahada sont des concepts distincts
  • la shahada ne se limite pas aux morts
  • la shahada n’est pas la mise à mort au combat