Cette entrée lexicographique rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents ouvrages, et fait le lien entre ses usages multiples.

Cette entrée relève de du lexique shahrurien. Pour une lecture par axe, on peut se reporter à aux grands thèmes de Shahrur et à aux concepts partagés.

Le sens chez Shahrur

Le combat est un acte défensif limité, prescrit en cas de nécessité comme une obligation de circonstance et non comme une fin en soi ; il est lié à la protection de la liberté, de la justice et de l’égalité. Chez l’auteur, il ne s’agit donc pas d’un appel à la violence absolue, mais d’une pratique encadrée par les exigences de la finalité et du contexte ; elle ne se confond pas avec le meurtre individuel, l’assassinat ou la prise pour cible de civils.

Les différences

  • Il se distingue du jihâd ; le jihâd a une portée plus large que le combat et dépasse la simple confrontation armée
  • Il se distingue du meurtre, de l’assassinat et du fait de faire exploser des civils ; ces actes sont, chez lui, interdits et étrangers au sens du combat licite.

Passages de ses ouvrages

  • Assécher les sources du terrorisme : le combat, chez l’auteur, est une obligation de circonstance conditionnée, et non une fin en soi ; il est déterminé par des finalités telles que la liberté, la justice et l’égalité. Il insiste également sur la distinction entre celui-ci et le meurtre individuel, l’assassinat et le fait de faire exploser des civils, en tant qu’actes extérieurs à son sens licite

Ce qui l’entoure et le distingue

  • Les versets du combat sont liés à un contexte historique
  • Les versets du combat et le récit muhammadien ne prescrivent pas la violence absolue
  • Le consensus n’est pas une preuve absolue
  • Les assassinats et les explosions visant des civils sortent du cadre du combat
  • Le jihâd est plus large que le combat
  • Le jihâd, le combat et le martyre sont des notions distinctes
  • La cause et le but dans le combat ne doivent pas être confondus
  • Le martyre n’est pas le fait d’être tué au combat
  • Le combat coranique est défensif, limité, et le contexte historique empêche de légitimer le terrorisme
  • Le combat licite est défensif et limité par la finalité de la liberté
  • Le combat licite sert la liberté et la justice
  • Le combat est une obligation de circonstance, non une fin