Cette entrée lexicale rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents ouvrages, et relie ses usages multiples.
Cette entrée relève du lexique shahrourien. Pour la lecture selon l’axe, on peut se référer à Les grands thèmes de Shahrur et à les concepts communs.
Le sens chez Shahrur
Une lecture qui fait de la compréhension des pieux prédécesseurs le critère final de l’interprétation du texte, et qui traite le passé comme une référence absolue à laquelle se rapporter pour le sens et le jugement. Dans la critique qu’en fait Shahrur, elle s’appuie sur les récits pour fixer une seule interprétation et écarter les lectures divergentes, de sorte que la référence historique l’emporte sur la signification présente du texte.
Les différences
- Il ne s’agit pas simplement de revenir au patrimoine ou d’en tirer profit, mais de le transformer en autorité finale qui interdit la révision et la critique
- Elle diffère de la lecture critique de la Révélation sage, qui aborde les récits comme un champ de compréhension renouvelée et de coexistence, et non comme une fermeture du sens sur une seule compréhension.
Passages de ses ouvrages
- Le récit coranique, vol. 2 : Shahrur l’attaque parce qu’elle fige la compréhension des pieux prédécesseurs et fait du passé une référence absolue, en mobilisant les récits pour exclure l’autre et affirmer la supériorité. Elle est, chez lui, une lecture historiciste par laquelle les textes sont occultés, et elle contredit la lecture critique qu’il appelle de ses vœux
Ce qui l’entoure et la distingue
- Les circonstances de la révélation et les récits transmis ne sauraient constituer un fondement absolu de la compréhension
- La Révélation sage lit les récits de manière critique afin de fonder la coexistence et la liberté
- La lecture salafie fait du passé une référence absolue
- Critique de la lecture salafie du récit