Cette entrée lexicographique rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrour à travers ses différents ouvrages, et relie ses usages multiples.
Cette entrée appartient au lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se reporter à les grands thèmes de Shahrour et à les concepts partagés.
Le sens chez Shahrour
Terme employé pour désigner l’idée d’annuler certains versets ou prescriptions au moyen d’autres à l’intérieur du texte coranique, et rejeté ici parce qu’il transforme la Révélation en fragments contradictoires et sert à privilégier certaines lectures héritées au détriment de l’unité du Coran et de sa signification générale.
Distinctions
- Il ne s’agit pas simplement d’une progressivité dans la législation ou d’une différence de contexte, mais de la prétention à lever une prescription par un autre texte
- Cela n’équivaut pas à comprendre l’interdépendance des versets ou à les interpréter à la lumière les uns des autres ; dans cette approche, c’est au contraire un outil de fragmentation du texte et d’opposition de ses parties entre elles.
Occurrences dans ses ouvrages
- Le récit coranique, vol. 1 : Muhammad Shahrour le critique comme un instrument de fragmentation du texte et d’opposition de ses parties entre elles, et non comme une description neutre de la Révélation. Dans cette source, il devient un moyen idéologique qui affaiblit la cohérence du Coran et sert la lecture salafiste
Ce qui l’entoure et le distingue
- Le Coran
- Les israélismes et l’abrogeant et l’abrogé corrompent la lecture du texte
- La lecture coranique humaniste libère la religion de l’autoritarisme et d’un héritage déformé
- L’abrogeant et l’abrogé : un outil de fragmentation