Cette entrée lexicale rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents ouvrages, et relie ses usages multiples.
Cette entrée relève du lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se référer à les grands thèmes de Shahrur et à les concepts communs.
Le sens chez Shahrur
Le naba’ est le récit solennel qui concerne un invisible passé ou futur, et qui est donné de manière globale et concise, non sous forme détaillée. L’essentiel est qu’il porte sur une affaire cachée, hors de la perception présente, tout en indiquant son importance et sa portée.
Les différences
- Il se distingue du récit général en ce que le naba’ est plus spécifique que lui : tout récit n’est pas un naba’, mais seulement ce qui concerne l’invisible et revêt de l’importance
- Il se différencie du récit lié à la perception et à la présence, car celui-ci repose sur la constatation, tandis que le naba’ porte sur ce qui est absent, antérieur ou postérieur au sensible.
- Il n’est pas identique au récit coranique lui-même, mais constitue une description de la nature de ce que le récit rapporte comme informations sur l’invisible et comme lois de l’histoire.
- Il ne se limite pas à une narration détaillée, car sa forme originelle est brève et synthétique.
Occurrences dans ses ouvrages
- Le récit coranique vol. 1 : la source le définit comme un récit sur un invisible passé ou futur, présenté de manière globale et abrégée. Par là, il le distingue du récit lié à la perception et à la présence, et utilise cette distinction pour comprendre la nature du récit coranique
Ce qui l’entoure et ce qui le différencie
- le récit
- le récit coranique
- le récit lié à la perception
- le récit coranique révèle les lois de l’histoire et non les prescriptions
- le naba’ se rapporte à l’invisible