Cette entrée relève du lexique shahrourien. Chez Shahrur, le testament est un principe de transmission des biens après la mort, et non une disposition abrogée ni un ajout secondaire à l’héritage.
Le sens chez Shahrur
Le testament est un champ de choix et de justice particulière. Il permet à l’être humain de tenir compte des situations de la famille, de la parenté, de la vulnérabilité et du besoin, et de déterminer les parts selon sa connaissance propre avant que n’intervienne la loi générale de l’héritage en l’absence de testament.
Sa fonction dans la législation
- Il précède l’héritage dans l’ordre fonctionnel.
- Il réalise une justice particulière que le partage général ne permet pas toujours.
- Il s’étend aux proches, aux orphelins, aux pauvres et à la descendance fragile.
- Chez Shahrur, il n’est pas limité par un plafond fixe comme le tiers, considéré comme une règle éternelle.
Liens fondateurs
- Le testament est un principe spécifique et l’héritage une loi générale de réserve
- Les cercles des proches dans le testament
- Les catégories de bénéficiaires du testament autres que les héritiers
- Le testament est antérieur à l’héritage
- Al-Baqara 180
Limites de la lecture
Le testament ici n’est pas un espace de manipulation des droits, mais un domaine de connaissance particulière, de piété et de justice spécifique qui agit avant le partage général.