Cette entrée de glossaire rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents ouvrages et relie ses usages multiples.

Cette entrée appartient au glossaire shahrurien. Pour une lecture par axe, on peut se reporter à les grands thèmes de Shahrur et à les concepts partagés.

Le sens chez Shahrur

Il s’agit d’une appartenance religieuse individuelle fondée sur la relation de l’être humain à son Seigneur et sur les exigences de la foi ; elle ne doit pas être comprise comme une allégeance politique ni comme une dépendance envers un groupe gouvernant. Elle vise à maintenir la religion dans la sphère de la conviction et de l’engagement personnels, tout en empêchant sa transformation en instrument des conflits de pouvoir ou de l’appartenance partisane.

Distinctions

  • Elle se distingue de l’État civil : l’État civil organise l’espace public par le droit, tandis que cette allégeance relève de la foi individuelle et non de l’administration du pouvoir.
  • Elle se distingue des allégeances politiques et collectives : elle n’indique ni un alignement partisan ni une autorité collective.
  • Elle se rapproche du sens de l’islam en tant que message religieux, mais elle est ici circonscrite à l’aspect de l’engagement individuel, non à l’histoire ni à l’extension conceptuelle.

Passages dans ses ouvrages

  • L’Islam et l’être humain : l’allégeance universelle y est comprise comme une conviction religieuse individuelle fondée sur la relation entre l’être humain et son Seigneur, et non comme une allégeance politique ou une autorité collective. La source emploie cette distinction afin d’empêcher la confusion entre la religion, le conflit pour le pouvoir et les appartenances politiques.

Ce qui lui est connexe et ce qui s’en distingue

  • L’islam est historiquement et conceptuellement antérieur à la spécificité du message muhammadien.
  • L’État civil régule l’espace public par le droit, non par l’interdiction religieuse.
  • L’allégeance universelle est religieuse et individuelle.