Chez Shahrur, la langue de Quraysh apparaît comme la langue dans laquelle le texte est descendu, et comme un indice de l’unité de l’original écrit face à des pluralités orales ou historiques ultérieures.
Cette entrée relève du lexique shahrurien.
Le sens chez Shahrur
La langue de Quraysh n’est pas un simple détail linguistique. Elle fait partie de l’argument de Shahrur en faveur de la stabilité du texte et de l’unité de son origine, et de son refus de considérer que les lectures ou le récit des sept lettres constituent la preuve d’une pluralité textuelle dans la Révélation. C’est pourquoi cette entrée se rattache à la négation de la synonymie et à la construction de l’arabe comme langue de fixation du sens, et non comme champ de substitution libre.
Sa fonction dans la lecture
- Relie la langue de la Révélation à l’unité du texte.
- Distingue entre l’original écrit et la transmission orale.
- Place les lectures et les sept lettres dans l’histoire de la réception, et non dans une pluralité de l’origine de la Révélation.
- Soutient un projet sémantique qui n’assimile pas les termes entre eux et n’ouvre pas la voie à la substitution au nom de la synonymie.
Liens fondateurs
- La Révélation est tombée dans le parler de Quraysh
- La langue quraychite et l’unité du texte soutiennent un projet cognitif linguistique non synonymique
Limites de la lecture
Cette entrée ne tranche pas toutes les questions relatives à l’histoire des lectures, mais elle clarifie leur place chez Shahrur : une question relevant de l’histoire de la transmission et de la réception, et non une preuve de la pluralité de l’origine de la Révélation.