Cette comparaison ne dit pas que Shahrur coïncide avec la Charte internationale, et n’utilise pas non plus les pactes pour réécrire son projet. Elle demande seulement où la trajectoire de la liberté, de la dignité et de l’État civil chez lui rejoint le langage moderne des droits de l’homme, et où la comparaison s’arrête.
Cette page est la porte d’entrée de la comparaison externe dans la lecture Shahrur et les droits de l’homme. Type de page : comparaison externe, et non source chez Shahrur ; elle ne suffit pas, à elle seule, à établir une position qui lui serait attribuée.
La règle éditoriale : nous partons des attestations de Shahrur, puis nous utilisons la Déclaration universelle et les deux Pactes internationaux comme outil de vérification ; nous n’inversons pas l’ordre.
Ces sources ne sont pas celles de Shahrur
La Commission, la Déclaration universelle, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels apparaissent ici comme des miroirs de comparaison. Leur présence dans l’atlas ne signifie pas que Shahrur s’y est appuyé, ni que chaque droit qu’ils énoncent est attesté dans son projet.
Pages de comparaison
- Qu’est-ce que les droits de l’homme ? Commission des Nations Unies
- Déclaration universelle des droits de l’homme
- Pacte international relatif aux droits civils et politiques
- Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels
Chacune de ces pages conserve les liens vers la source officielle et explique comment la source est utilisée dans la comparaison : ce qu’elle établit, ce qu’elle ouvre comme question, et ce qu’il ne faut pas en déduire.
Comment utiliser cette page ?
- Lisez l’État civil, la citoyenneté et les droits avant les مواد de l’État et de l’égalité.
- Lisez Liberté de croyance, d’opinion et limites de la contrainte avant les matériaux sur la liberté de religion et d’expression.
- Lisez La femme et la famille dans les droits de l’homme avant les matériaux sur la famille et la non-discrimination.
- Réservez les droits détaillés encore fragiles, comme le procès équitable, la vie privée, la santé et le logement, à la colonne des questions plutôt qu’à celle des conclusions.
Tableau des articles
La dignité et l’égalité originaires : correspond à la Déclaration universelle 1 et 2, ainsi qu’au Préambule des deux Pactes et aux articles sur la non-discrimination et l’égalité. L’endroit le plus proche dans l’atlas est La liberté est le fondement de la dignité humaine et La dignité. Résultat de l’examen : forte convergence dans le principe humain, mais Shahrur part de la liberté et de la lecture religieuse, et non d’une formulation juridique internationale.
La liberté de croyance : correspond à la Déclaration universelle 18 et à l’article 18 du Pacte civil. L’endroit le plus proche dans l’atlas est Pas de contrainte en religion : négation du genre et Al-Baqara 256. Résultat de l’examen : le point de comparaison le plus fort, mais il ne tranche pas à lui seul toutes les questions du changement de religion et de la pratique publique.
La liberté d’opinion et d’expression : correspond à la Déclaration universelle 19 et à l’article 19 du Pacte civil. L’endroit le plus proche dans l’atlas est La liberté d’expression pacifique et La liberté d’opinion fait partie de l’État civil. Résultat de l’examen : solide, surtout lorsque Shahrur relie la liberté d’opinion à la Constitution et non à l’humeur politique.
La participation politique : correspond à la Déclaration universelle 21 et à l’article 25 du Pacte civil. L’endroit le plus proche dans l’atlas est La citoyenneté est l’allégeance suprême et Attestations directes tirées des livres. Résultat de l’examen : solide sur le principe, sans que cela suffise à établir, à lui seul, le détail des garanties électorales, de la reddition de comptes et des voies de recours.
L’égalité devant la loi et la non-discrimination : correspond à l’article 7 de la Déclaration universelle, à l’article 26 du Pacte civil, ainsi qu’aux articles 2 et 3 du Pacte économique. L’endroit le plus proche dans l’atlas est La citoyenneté repose sur la loi et l’égalité. Résultat de l’examen : très solide en matière de citoyenneté ; le détail du sexe, de la religion et des minorités se lit à l’intérieur d’études de cas et non comme un système complet.
La famille et le consentement : correspond à l’article 16 de la Déclaration universelle, à l’article 23 du Pacte civil et à l’article 10 du Pacte économique. L’endroit le plus proche dans l’atlas est La femme et la famille dans les droits de l’homme et La tutelle, la qiwâma et les limites de l’autorité familiale. Résultat de l’examen : niveau moyen à fort en tant qu’étude de cas, mais cela ne suffit pas à établir un droit de la famille complet.
La protection contre la violence et la contrainte : correspond à l’article 5 de la Déclaration universelle, ainsi qu’aux articles 7 et 20 du Pacte civil. L’endroit le plus proche dans l’atlas est La frappe dans le verset des femmes : un retrait de la qiwâma et Le jihad, le combat et la critique de la violence. Résultat de l’examen : attesté partiellement dans deux études séparées ; violence familiale, et violence politique ou religieuse.
Le travail, l’éducation et la santé : correspond aux articles 23, 25 et 26 de la Déclaration universelle, ainsi qu’aux articles 6, 7, 12 et 13 du Pacte économique. Résultat de l’examen : il existe des indications sur l’éducation, la connaissance et le travail en tant que valeurs et fonctions, mais elles n’attestent pas, dans cette version, de droits sociaux juridiques détaillés.
Axe de la dignité
La comparaison commence par la dignité. Dans le matériau de Shahrur, l’entrée la plus proche est La liberté est le fondement de la dignité humaine, où la dignité est liée à la liberté et non à une simple description morale générale. Dans les deux Pactes internationaux, la dignité inhérente apparaît comme le fondement des droits égaux.
Point de vérification : nous ne traitons pas la formule de Shahrur comme une rédaction juridique internationale. Nous la lisons comme une entrée interne qui rejoint le langage de la dignité du point de vue de l’origine humaine, sans la transformer à elle seule en liste de droits déterminés.
Axe de l’État
Dans le matériau de Shahrur, l’État civil protège les droits et gère l’espace public par la loi, tout en laissant la croyance et le culte à la sphère du choix. Cette formulation apparaît dans L’État civil repose sur les droits et les libertés et L’État civil protège les droits.
Dans le cadre international, cette page se contente à présent de signaler les articles d’orientation générale : l’article 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, pour la non-discrimination et le recours utile, et l’article 18, pour la liberté de pensée, de conscience et de religion. Le résultat de l’examen est que l’État civil chez Shahrur établit le principe des droits publics et de la loi, sans établir à lui seul des garanties juridiques détaillées de reddition de comptes et de recours.
Axe de la liberté de croyance
Shahrur donne à l’Al-Baqara 256 une place centrale lorsqu’il lit Pas de contrainte en religion : négation du genre. Cela se rapproche du dossier de la liberté de conscience et de religion tel qu’il apparaît à l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Point de vérification : la comparaison est ici forte en principe, mais elle ne tranche pas, à partir de l’atlas seul, la question du changement de religion, de l’exercice des rites et des limites de l’ordre public.
Axe de l’égalité et de la non-discrimination
L’égalité apparaît chez Shahrur dans La citoyenneté repose sur la loi et l’égalité, et dans le dossier de la femme et de la famille à travers Le message muhammadien fonde l’égalité entre les sexes.
Dans les deux Pactes internationaux, l’égalité entre hommes et femmes et la non-discrimination apparaissent au sein des droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels. La comparaison ouvre ici une question claire : la lecture de Shahrur parvient-elle à faire passer l’égalité d’un principe interprétatif à des garanties dans la famille, dans la loi et dans la citoyenneté ?
Axe des droits des personnes et des droits publics
Le matériau de l’atlas distingue les droits des personnes des droits publics. Les droits des personnes sont liés au tort, à la réforme et à l’indemnisation, tandis que les droits publics sont liés à l’État civil et à la loi. Cette distinction ne correspond pas directement aux découpages de la Charte internationale, mais elle est utile à l’étude car elle empêche de confondre le dommage individuel avec les droits de l’espace public.
Lisez : Les droits de l’homme, les droits des personnes et les droits publics.
Conclusion de la comparaison
Une comparaison sérieuse peut être construite en quatre volets :
- la dignité et la liberté ;
- l’État civil et la garantie juridique ;
- la liberté de croyance et la négation de la contrainte ;
- l’égalité, la citoyenneté, la femme et la famille.
Dans cette version, la comparaison s’achève comme carte de vérification, et non comme jugement définitif. Ses volets les plus forts sont : la dignité, la liberté de croyance, la liberté d’opinion, l’État civil, la citoyenneté, et la femme et la famille. En revanche, le procès équitable, la vie privée, la santé, le logement, la torture, et les droits économiques et sociaux détaillés restent hors du champ des résultats établis, jusqu’à ce que des attestations directes plus larges soient réunies pour eux.