Si l’État civil, chez Shahrur, ne se fonde pas sur la sacralité, il a néanmoins besoin de mécanismes de reddition de comptes. Ici apparaissent deux concepts importants : les détenteurs de l’autorité, en tant qu’instance législative et non des personnes infaillibles, et le pouvoir de la société, en tant que contrôle civique non coercitif.

L’idée centrale

L’obéissance aux détenteurs de l’autorité, chez Shahrur, est une obéissance à la loi et à la législation institutionnelle, et non une soumission à la personne du gouvernant. D’un autre côté, l’État civil ne reste pas gouverné uniquement par les autorités officielles ; la société elle-même détient un pouvoir de contrôle à travers les médias, les associations, les partis, les syndicats et la liberté d’expression.

Les indices les plus forts

Les détenteurs de l’autorité comme pouvoir législatif : le confirme les détenteurs de l’autorité, où le concept apparaît comme représentant du pouvoir législatif, et non comme gouvernants exécutifs ni comme autorité religieuse sacrée.

La constitution et la législation relèvent des élus : le confirme la constitution est civile et la législation relève des élus.

Le pouvoir de la société comme contrôle civique : le confirme le quatrième pouvoir : le pouvoir de la société. Ce pouvoir ne dispose pas de la contrainte, mais il révèle les écarts par rapport à la constitution et aux droits.

La liberté d’expression comme condition de la reddition de comptes : le confirme la liberté d’expression pacifique.

Le pouvoir de la société n’est pas un pouvoir coercitif

Par pouvoir de la société, il ne s’agit pas de créer une quatrième instance qui posséderait les armes ou le châtiment. Sa force réside dans le contrôle, la révélation des dérives et la production d’une pression publique au sein de l’État civil. C’est pourquoi il est lié à la liberté d’expression et à la société civile, et non à la contrainte.

Tableau d’évaluation

ÉlémentJugement
Les détenteurs de l’autorité comme instance législativeÉtabli.
L’obéissance à des personnes en tant qu’infailliblesNon établie et contraire à l’orientation du parcours.
La législation relève des élusÉtabli.
Le pouvoir de la sociétéÉtabli comme contrôle civique.
La reddition de comptes comme système détailléÉtablie comme principe, non comme système procédural complet.

Son lien avec la démocratie

Cette page rapproche le parcours de la démocratie dans son sens institutionnel : représentation, loi, contrôle et liberté d’expression. Mais elle ne suffit pas, à elle seule, pour établir un système électoral complet, une cour constitutionnelle ou des règles détaillées d’alternance du pouvoir.

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