La législation entre le testament et l’héritage
Formulation de l’assertion
La législation coranique au sein de la famille commence par le testament, puis passe à l’héritage, tout en étant régie par la raison, la loi et l’usage, et non par la seule lecture traditionnelle.
Pourquoi ces éléments sont-ils réunis ?
Cet axe rassemble tout ce qui concerne l’héritage, le testament, le divorce et la filiation, c’est-à-dire la structure juridique de la famille dans la lecture shahrourienne. Il relie l’ordre des versets au principe selon lequel le testament constitue le premier fondement, tandis que l’héritage vient ensuite comme loi générale. De même, la notion de justice ici ne signifie pas une égalité affective, mais une équivalence juridique maîtrisée. Y entrent aussi l’usage, le témoignage, ainsi que l’organisation de la filiation et du divorce en tant qu’outils de régulation sociale.
Éléments de la compilation
- Le pacte solennel n’est pas un simple contrat
- Le testament est un premier choix et la justice y est particulière
- L’ordre coranique commence par le testament puis l’héritage
- Le verset « Dieu vous enjoint » traite de l’absence de testament de l’être humain
- L’héritage est une loi générale applicable à tous
- Le verset des successions englobe la moitié, les deux tiers et le tiers dans un même système
- L’enfant dans le verset inclut le garçon et la fille
- La fille est un fondement dans le calcul de l’héritage
- « Au garçon, une part équivalente à celle de deux filles » désigne un critère mathématique général
- « Au garçon, une part équivalente à celle de deux filles » est conditionné par la proportion des enfants
- L’enfant handicapé ou fragile voit sa situation prise en compte par le testament et non par l’héritage
- Le petit-fils n’hérite pas dans la règle générale chez Shahrour
- Les frères n’héritent qu’en cas de kalala
- L’usage juridique et le témoignage sont nécessaires pour organiser la filiation et le statut personnel
- Le parent biologique n’est pas le père éducateur
- Les deux parents sont ceux qui ont élevé, et non pas seulement les parents biologiques
- Le ba‘l est différent de l’époux dans l’usage coranique
- La seconde épouse n’hérite pas en cas de polygamie
- La polygamie est liée aux orphelins et non au désir
- Le verset sur les orphelins est lié à la protection de la descendance fragile
- La femme a le droit de demander le divorce dans le message muhammadien
- Dans le message muhammadien, le divorce est devenu un droit détenu d’abord par l’homme
- Le divorce ne se produit pas d’un seul coup, mais par étapes
- Le divorce n’a que deux reprises dans le parcours coranique
- La période de quatre mois est une étape obligatoire avant le divorce
- La période d’attente après le premier divorce est liée à la possibilité de reprise et à la grossesse
- Les trois étapes ne constituent pas une violence physique
Place de la compilation dans les épisodes
Dans les épisodes 1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11
Conclusion
Shahrour reconstruit le fiqh de la famille sur la base du testament et de la justice juridique, et non sur la seule compréhension juridique traditionnelle.