Ce qui est visé
Le destin, ici, n’est ni ce que l’être humain se représente des choses ni l’interprétation qu’il en donne, mais leur existence hors de sa conscience. Shahrour l’exprime ainsi : « Le destin : l’existence objective des choses hors de la conscience humaine. »
Ce qui est attribué à Shahrour
Shahrour donne une définition directe du destin : « Le destin : l’existence objective des choses hors de la conscience humaine. »
Dans le même contexte, il écrit : « La mort est destin, et le meurtre est décret. » Cela montre qu’une distinction est faite ici entre les deux termes, sans que cette page, à elle seule, n’achève de définir le décret.
Explication de l’atlas
La page reformule la définition plus simplement : le destin désigne l’existence des choses telles qu’elles sont, hors de la perception humaine. Il ne faut donc pas, à partir de cette seule définition, affirmer que le destin est synonyme de représentation mentale ou d’interprétation humaine.
Pour lire dans le contexte du livre : Muhammad Shahrur Le Livre et le Coran, voir aussi : Le Livre, le Coran et la Mère du Livre.
Inférence limitée
D’après la formulation de la définition, le terme porte ici sur l’existence objective des choses et sur son rapport à la conscience humaine, et non sur la seule connaissance humaine de cette existence.
Question ouverte et limites de lecture
Cette définition implique-t-elle, à elle seule, une position détaillée sur la liberté humaine et le déterminisme ? Le passage ne permet pas de trancher à lui seul. Il faut revenir aux passages où Shahrour traite ensemble du décret, du destin et de la liberté.