Emplacement du témoignage : «نحو اصول جديدة للفقه الاسلامي», p. 172.

Ce qui est visé

L’héritage n’est pas présenté ici comme un synonyme du testament. Le critère avancé par Shahrur est la différence de domaine et de type de justice : le testament relève du particulier, l’héritage du général. Ainsi, l’expression « l’héritage réalise la justice générale » résume cette attribution sans la dépasser.

Ce qui est attribué à Shahrur

Dans son traitement du testament et de l’héritage, il est dit : « il distingue de manière décisive entre le testament et l’héritage : le testament relève du domaine particulier et de la justice particulière, tandis que l’héritage relève du domaine général et de la justice générale ».

Le témoignage établit donc une distinction entre les deux termes et rattache chacun d’eux à un domaine et à un type de justice différents.

Explication de l’atlas

La page lit « justice générale » comme la qualification associée à l’héritage dans le témoignage, par opposition à la « justice particulière » associée au testament. Cela ne signifie pas que l’atlas donne de ces deux types une définition allant au-delà du texte, ni qu’il assimile l’héritage au testament.

Conclusion limitée

Il résulte de cette opposition que la fonction de l’héritage, à cet endroit de la pensée de Shahrur, n’est pas présentée comme étant la même que celle du testament ; le texte attribue à chacun un champ normatif distinct.

Question ouverte et limites de la preuve

Ce témoignage n’explique pas à lui seul ce qui relève en détail du « domaine général » et du « domaine particulier », ni les mécanismes par lesquels l’héritage réalise la justice générale ou le testament la justice particulière. Il faut se reporter au contexte du chapitre pour étayer ces précisions si l’on souhaite les établir.

Vers de nouveaux fondements pour le droit islamique