L’État ordonne et interdit, mais il ne décrète pas l’interdit

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Formulation de l’argument

Shahrur affirme que l’État possède le pouvoir d’ordonner, d’interdire et de restreindre, mais qu’il ne possède pas le pouvoir de déclarer l’interdit en tant qu’autorité religieuse.

Explication

Shahrur distingue la fonction de la religion de celle de l’État : la religion décrète l’interdit, ordonne et interdit, tandis que l’État organise, restreint et légifère. Mais il ne reconnaît pas à l’État le droit de décréter l’interdit dans son sens absolu et éternel, car cela relève de Dieu pour ce qui est des choses interdites. L’État, selon lui, opère dans le domaine de l’organisation juridique du licite, et non dans la production d’interdits absolus. C’est ce qui en fait un État civil et non religieux.

Sa place dans l’argument de l’épisode

Cet atome fixe les limites de l’autorité politique et empêche de la transformer en autorité religieuse.

Limites de l’argument

Il ne dit pas que l’État est dépourvu de pouvoir réglementaire, mais que le pouvoir de réglementation diffère du pouvoir de décréter l’interdit.

Témoignage bref

“L’État ordonne, interdit et restreint, mais il ne décrète pas l’interdit”

Liens proches

  • Shahrur - la souveraineté
  • Shahrur - le fiqh
  • Livre : L’islam et l’être humain

Liens avec les livres