Le qiyâm et le harâm relient socialement le musulman au non-musulman
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Formulation de la thèse
Shahrur distingue, d’une part, les valeurs et le qiyâm social, et, d’autre part, l’appartenance religieuse. Il estime que le musulman et le croyant rencontrent les autres dans les interdits et les valeurs générales au sein de la société.
Explication
Il dit que les grands interdits ne sont pas l’apanage des musulmans ; nul ne légifère le mensonge, le meurtre, la corruption ou le fait de consommer les biens d’autrui illicitement. La relation civile avec le non-musulman repose donc sur ces valeurs communes. Ce faisant, il déconstruit la représentation qui fait de toute différence religieuse une différence morale.
Sa place dans l’argument de l’épisode
Cette particule élargit le cercle de l’islam de l’appartenance doctrinale au champ moral civil. Elle explique aussi comment le musulman peut coexister avec celui qui diffère de lui sans conflit.
Limites de la thèse
Elle ne dit pas que la différence religieuse n’existe pas, mais que cette différence n’abolit pas les points communs moraux.
Courte citation témoin
“Tous ces interdits font l’objet d’un consensus” “C’est une fidélité aux valeurs humaines”
Liens proches
- Shahrur - l’œuvre pieuse
- Shahrur - l’islam
- Livre : Assécher les sources du terrorisme