Le livre fonde son argumentation globale sur l’idée que la référence religieuse est tranchée en faveur de le Coran en tant que texte certain, et que la Sunna ne peut être comprise qu’à l’intérieur de ce cadre, comme dans le Coran est la référence qui prime sur la Sunna et le hadith et la Sunna se divise, selon le registre, en une Sunna messagère contraignante et une Sunna prophétique historique. C’est pourquoi il redéfinit la force normative pratique en la liant à ce qui relève du message et de la législation, tandis qu’il fait de ce qui relève de la prophétie un domaine historique et interprétatif, comme dans la Sunna messagère est contraignante dans le domaine du message et de la législation, et non en tant que seconde révélation et la Sunna prophétique, l’histoire politique et le hadith relèvent d’un domaine humain soumis à la critique. Ce déconstruction s’étend à la réalité contemporaine et à la politique, où la Sunna est lue à l’aune d’un critère coranique critique et où l’on dévoile l’usage du hadith pour consolider le pouvoir, comme dans relire la Sunna aujourd’hui, sur le plan du hadith et du politique, exige de critiquer la sacralisation héritée et de faire primer la conscience sur le pouvoir.