Référence du témoignage : « Le Coran dans la pensée contemporaine », p. 26.

Ce que dit Shahrur

Shahrur affirme : « Nul ne doit monopoliser le droit d’interdire ou de légiférer au nom de Dieu ; le licite et l’illicite relèvent des attributs exclusifs de Dieu seul. »

Ainsi, l’affirmation documentée vise la prétention des êtres humains à exercer l’autorité d’interdire ou de légiférer en tant qu’autorité divine.

Explication de l’atlas

La réserve contenue dans l’énoncé, à savoir « au nom de Dieu », implique qu’il ne faut pas le transformer en une négation absolue de toute législation humaine. L’autre texte présenté indique en effet que les peines oscillent entre des limites, « laissant à l’être humain la tâche de l’ijtihad à leur sujet par l’intermédiaire des parlements législatifs ».

La page maintient donc une distinction analytique entre le fait de déclarer licite ou illicite, attribué à Dieu, et l’ijtihad humain dans le domaine que le texte désigne pour les peines. Cela ne signifie pas que les deux termes soient synonymes ni que leurs limites détaillées soient entièrement établies dans ces deux témoignages.

Conclusion nuancée

Il est plus exact de formuler cette particule comme un rejet de la monopolisation de l’autorité d’interdire et de légiférer au nom de Dieu, et non comme une négation générale de tout acte législatif humain ; dans l’autre témoignage, Shahrur mentionne en effet le rôle des parlements législatifs dans l’ijtihad relatif aux peines.

Question ouverte

Quel critère détaillé distingue, dans cet ouvrage, l’ijtihad des parlements législatifs de la législation rejetée en tant que législation « au nom de Dieu » ? Les éléments disponibles ici ne précisent pas ce critère au-delà de l’exemple des peines.

Liens utiles pour la lecture

le Coran dans la pensée contemporaine · L’islam chez Shahrur est un cadre axiologique pluraliste, non un système rituel contraignant