Passage cité : « Assécher les sources du terrorisme », p. 158.

Ce qui est visé

Il s’agit ici de l’idée que, dans cette lecture de Shahrour, la foi ne repose pas sur la contrainte : elle n’est valide que si elle procède d’un choix et d’une conviction. Sur cette base, il conteste la transformation du commandement du bien et de l’interdiction du mal en pratique coercitive.

Ce qui est attribué à Shahrour

Shahrour affirme que la foi en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres et en Ses messagers est nulle si elle ne procède pas d’une « conviction volontaire et d’un consentement », puis il demande : « Comment donc un commandement du bien avec le bâton, et une interdiction du mal avec le fouet, pourraient-ils être valides ? »

L’argument présenté ne s’arrête donc pas au refus de la contrainte en matière de foi ; il relie ce refus à une critique des moyens coercitifs dans le commandement et l’interdiction.

Explication de l’atlas

Cet atome réunit deux questions liées dans l’argument : le caractère volontaire de la foi et la critique de la contrainte dans la pratique de l’appel religieux et moral. Cela ne signifie pas pour autant que les termes de foi, d’appel, de commandement du bien et d’interdiction du mal sont fondus en une seule signification ; cette page se limite à exposer le lien que le texte établit entre eux.

Pour lire dans le contexte du livre : Muhammad Shahrur, Assécher les sources du terrorisme. Pour le contexte thématique plus large : La liberté, l’être humain et la responsabilité.

Inférence délimitée

Ce passage peut être compris comme l’établissement d’un critère pratique : si la validité de la foi est conditionnée par le consentement, l’usage d’instruments de coercition pour orienter les gens sur le plan religieux ou moral ne lui est pas compatible. Il s’agit d’une inférence tirée de la structure argumentative de la question dans le texte, et non d’une définition autonome d’autres termes.

Question ouverte et limite documentaire

L’atome original rapporte une formule reliant la « parole de Dieu » à la liberté de choix, mais le passage qui lui est consacré dans le contenu disponible est tronqué et sa suite ne peut être citée. Cette page n’établit donc pas cette définition tant qu’un texte complet et documenté n’est pas disponible. Voir aussi : Al-Baqara 256.

Assécher les sources du terrorisme