Résumé de la thèse
Shahrur critique la formulation des cinq maqâsid en tant que classification juridique historique, et non comme une liste close et définitive. Il ne traite donc pas les maqâsid comme des fondements immuables à l’abri de toute révision, mais les rattache de nouveau à la liberté, aux droits, à la dignité et à la réalité sociale.
Les atomes constitutifs
- La liberté, premier objectif de la charia
- Les objectifs de la charia : droits et libertés
- Les objectifs de la charia sont plus vastes que cinq
- L’‘ird : dignité et réputation publique
Sa place dans le livre
Cette structure apparaît dans la partie tardive du livre, où Shahrur passe de la critique de la violence, de l’apostasie et du salafisme à un réexamen des cadres juridiques qui rendent la religion réductible à des listes closes.
Son effet dans l’argumentation
Cette structure empêche de lire les maqâsid comme un substitut juridique fermé au texte, et les relie plutôt à un horizon de droits et d’humanité : liberté, dignité, ‘ird, et préservation du lien social.
Limites de la lecture
Cette page ne tient pas tout le fiqh des maqâsid pour invalide chez Shahrur ; elle borne plutôt sa critique de la classification close lorsqu’elle se transforme en une liste définitive qui n’admet pas la révision.