Que signifie cette affirmation ici ?
Shahrour n’emploie pas le terme de Muhammad Shahrour, Guide de lecture contemporaine de la Révélation sage pour toute défense ou toute interdiction. Dans sa présentation, La législation, les limites et l’interdiction seul détient le droit de mettre à l’interdit ; la défense émanant du messager, des hommes ou des instances législatives relève quant à elle de l’ordre et de l’interdiction, et non de la mise à l’interdit.
Ce qui est attribué à Shahrour
Shahrour affirme que « le principe de base dans la vie est la licéité », puis réserve à Dieu le droit de mettre à l’interdit. Il dit que les choses interdites « ont été closes dans le Livre de Dieu » et limitées à quatorze interdits ; il en résulte, selon lui, que les « fatwas d’interdiction » perdent leur valeur. Il oppose ainsi une mise à l’interdit qu’il qualifie d’« universelle et éternelle » à l’ordre et à l’interdiction, qu’il décrit comme « circonstanciels, temporels et spatiaux ».
Il étend également cette restriction au interdiction : selon lui, le messager ne met pas à l’interdit et ne rend pas licite ; il ordonne et interdit seulement. Il place ainsi les messagers, les hommes et les instances législatives dans le domaine de l’ordre et de l’interdiction.
Explication de l’atlas
La distinction décisive dans cet atome est celle entre la mise à l’interdit et l’interdiction, et non celle entre l’existence ou l’absence d’une autorité humaine. Le texte reconnaît aux hommes, aux instances législatives et au messager la fonction d’ordonner et d’interdire, mais il nie que cet acte humain constitue une mise à l’interdit au sens que Shahrour réserve à Dieu.
Cet atome conduit donc à la page Dieu et se situe dans le contexte de L’interdiction et la législation humaine sont deux domaines distincts.
Conclusion synthétique
Dans cette construction, le fait qu’un acte soit défendu par un ordre humain ou légal ne suffit pas à le qualifier de mise à l’interdit dans la terminologie de Shahrour ; il lie cette qualification au fait que la défense soit une mise à l’interdit divine, circonscrite dans le Livre. Il s’agit d’une conclusion explicative de la structure d’opposition énoncée par le texte, et non d’un jugement indépendant sur la validité de cette construction.
Question ouverte et limites de la preuve
Le témoignage mentionne le nombre des interdits — quatorze —, mais ne les énumère pas et n’explique pas la méthode de ce décompte. Cet atome ne permet donc pas de trancher la nature de ces interdits ni la manière dont ce nombre est atteint. De même, la référence de Shahrour au verset Al-Hashr 7 apparaît dans le témoignage au titre de son affirmation ; cette page n’en propose pas d’interprétation indépendante.
Source de l’atome : Guide de lecture contemporaine de la Révélation sage.
L’interdiction et la législation humaine sont deux domaines distincts