Cette entrée lexicale rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrour à travers ses différents ouvrages, et relie ses usages multiples.

Cette entrée relève du lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se référer à les grands thèmes de Shahrour et à les concepts partagés.

Le sens chez Shahrour

Le péché est l’acte fautif qui émane de l’être humain sans intention pleine ou par dépassement de soi ; il ne se confond donc pas toujours avec l’infraction délibérée. Il est employé pour distinguer ce qui relève du domaine du pardon de ce qui appelle une réparation ou la restitution d’un droit, selon son lien avec Dieu ou avec les gens.

Les distinctions

  • Le péché ne coïncide pas dans tous les cas avec la mauvaise action ni avec la faute, car ces termes diffèrent quant au degré de responsabilité et à ce qu’ils impliquent en matière de pardon ou de réparation
  • Le péché ne s’équivaut pas au polythéisme avec persistance, car celui-ci n’est pas traité comme les péchés susceptibles d’être pardonnés.

Occurrences dans ses livres

  • L’islam et l’homme : chez Shahrour, le péché est l’acte erroné qui peut survenir sans préméditation ou avec excès envers soi-même ; il est plus large qu’une simple infraction délibérée. Il sert de base à la distinction entre ce qui relève du droit de Dieu et ce qui relève du droit des gens, et entre ce qui peut être pardonné et ce qui exige une réparation

Ce qui l’entoure et s’en distingue

  • Dieu
  • L’islam humaniste est réinstitué coraniquement comme un système de valeurs, de liberté et de citoyenneté qui dépasse l’identité fermée
  • L’islam est antérieur, historiquement et conceptuellement, à la spécificité de la mission muhammadienne
  • La distinction entre le péché, la mauvaise action et la faute répartit la responsabilité entre pardon, réparation et persistance
  • Le péché, la mauvaise action et la faute
  • Les péchés relevant du droit de Dieu sont pardonnables
  • Le polythéisme n’est pas pardonné avec la persistance
  • La méthode coranique et la redéfinition des concepts font passer l’islam de l’identité aux valeurs